
Les tensions entre Iran et États-Unis continuent de s’intensifier après une nouvelle déclaration particulièrement ferme attribuée au guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei.
Dans un message écrit relayé notamment par l’agence russe TASS, le dirigeant iranien affirme que les États-Unis ne pourront désormais plus utiliser les pays du Moyen-Orient comme « bouclier » pour protéger leurs bases militaires dans la région.
« Les États-Unis n’auront plus aucun endroit sûr »
Dans cette déclaration au ton particulièrement offensif, l’ayatollah Mojtaba Khamenei affirme que la présence américaine au Moyen-Orient serait en déclin progressif.
« Une chose est certaine : les aiguilles du temps ne reviendront pas en arrière », écrit-il, avant d’ajouter que les États-Unis « n’auront plus aucun endroit sûr pour leurs intrigues et leurs bases militaires dans la région ».
Le responsable iranien estime également que Washington « perd jour après jour ses positions » au Moyen-Orient.
Ces propos interviennent dans un contexte régional marqué par une forte montée des tensions militaires, notamment après les récentes frappes américaines contre des positions iraniennes et les incidents signalés dans le détroit d’Ormuz.
Au-delà des menaces adressées aux États-Unis, l’ayatollah Khamenei a également lancé un appel à « l’amitié, la coopération et l’entraide » entre les pays musulmans afin de faire face ensemble aux défis régionaux.
Ce discours s’inscrit dans la stratégie diplomatique iranienne visant à renforcer ses alliances régionales et à présenter Téhéran comme un acteur central de la résistance à l’influence occidentale dans la région.
Les bases militaires américaines présentes dans plusieurs pays du Moyen-Orient restent depuis plusieurs années des cibles potentielles dans le cadre des rivalités entre Washington et Téhéran.
Les États-Unis disposent notamment d’installations stratégiques dans le Qatar ,le Bahreïn ,le Koweït ,ou encore les Émirats arabes unis.
Toute menace iranienne visant ces infrastructures est donc suivie avec une extrême attention par les chancelleries occidentales et les monarchies du Golfe.
Depuis plusieurs années, l’Iran et les États-Unis s’affrontent indirectement à travers des opérations militaires limitées ;des sanctions économiques ;des cyberattaques ;ainsi que des confrontations via des groupes alliés dans différents pays du Moyen-Orient.
Les récents développements montrent que malgré certaines tentatives de désescalade évoquées ces dernières semaines, la méfiance reste extrêmement forte entre les deux puissances.
Les analystes redoutent désormais que la multiplication des déclarations menaçantes et des incidents militaires ne conduise à une escalade plus large dans la région.
Le détroit d’Ormuz, les bases américaines et les infrastructures énergétiques du Golfe demeurent particulièrement vulnérables dans ce contexte explosif.
Pour l’heure, aucune réaction officielle américaine n’avait encore été publiée concernant les nouvelles déclarations du guide suprême iranien.
Rédaction DUNIA NEW’S














