Iran : Plus de 180 députés réclament une loi pour venger la mort d’Ali Khamenei et durcir la position de Téhéran

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Iran : Plus de 180 députés réclament une loi pour venger la mort d'Ali Khamenei et durcir la position de Téhéran

Téhéran – Les tensions politiques demeurent vives en Iran après la mort de l’ancien Guide suprême, Ali Khamenei. Plus de 180 députés du Parlement iranien (Majlis) ont signé une déclaration commune demandant l’adoption rapide d’une loi consacrant officiellement la volonté de l’État de venger sa mort ainsi que celle des victimes des récents affrontements avec les États-Unis et Israël.

Selon cette déclaration, les parlementaires appellent les trois pouvoirs de l’État à adopter des positions qu’ils qualifient de « fermes et révolutionnaires ». Ils souhaitent également que les orientations du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, en matière de politique étrangère soient appliquées avec rigueur, tout en affirmant que la vengeance pour la mort de son père constitue désormais une priorité nationale.

Les signataires demandent également que le Parlement accélère l’examen de plusieurs textes liés à la sécurité nationale, notamment des projets concernant la gestion du détroit d’Ormuz et les relations avec Washington. Ils estiment que les récents développements imposent à l’Iran de revoir sa stratégie diplomatique et de renforcer sa posture face à ses adversaires.

Cette initiative intervient dans un climat de forte mobilisation politique, quelques jours après le premier message public de Mojtaba Khamenei depuis son accession au poste de Guide suprême. Dans cette déclaration diffusée par les médias d’État, il avait affirmé que « venger le sang des martyrs » constituait « une exigence de la nation » et promis que cette vengeance finirait par être accomplie.

La mort d’Ali Khamenei, tué lors d’une frappe attribuée aux États-Unis et à Israël selon les autorités iraniennes, a profondément modifié l’équilibre politique du pays. Depuis cet événement, les discours appelant à des représailles se multiplient au sein des institutions iraniennes, tandis que les relations entre Téhéran, Washington et Tel-Aviv restent extrêmement tendues.

Les observateurs estiment toutefois que les appels du Parlement ne signifient pas automatiquement l’adoption d’une nouvelle législation ni un passage immédiat à l’action militaire. Toute décision de cette nature dépendra des plus hautes autorités iraniennes et de l’évolution de la situation régionale.

Rédaction DUNIA NEW’S

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