
La confrontation entre Washington et Téhéran prend une nouvelle dimension diplomatique. Les États-Unis ont mis en garde les pays qui seraient tentés d’apporter un soutien à l’Iran alors que Moscou affiche publiquement sa volonté d’aider la République islamique à faire face à la pression américaine.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a directement réagi aux déclarations du président russe Vladimir Poutine, qui a récemment exprimé son soutien à l’Iran et affirmé que la Russie fournissait à Téhéran des équipements et d’autres formes d’assistance.
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Interrogé sur cette position russe dans une interview accordée à Fox News, Scott Bessent a adressé un message particulièrement clair à l’ensemble des acteurs susceptibles d’aider le régime iranien.
« Restez à l’écart », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Nous voulons tous que ce conflit prenne fin, et le moyen le plus rapide d’y parvenir est que personne n’apporte de soutien à ce régime. »
Washington veut isoler davantage l’Iran
Cette mise en garde intervient alors que l’administration de Donald Trump renforce considérablement sa campagne de pression économique contre Téhéran.
Scott Bessent a indiqué que Washington envisageait notamment de nouvelles sanctions visant plusieurs secteurs susceptibles de contribuer au maintien de l’économie iranienne, notamment les compagnies aériennes, le secteur maritime et certains actifs numériques. Il a également averti les acteurs étrangers qui continueraient à entretenir des relations économiques avec l’Iran.
Le 4 septembre, le département du Trésor américain a d’ailleurs annoncé de nouvelles sanctions contre une banque d’investissement turque et deux de ses filiales, accusées par Washington de faciliter des transactions liées à l’Iran et au Corps des gardiens de la révolution islamique. Les entreprises concernées contestent ces accusations.
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Poutine affiche son soutien à Téhéran
Du côté russe, Vladimir Poutine a récemment rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai au Kirghizistan.
Le président russe a réaffirmé la volonté de Moscou de soutenir l’Iran. Selon des informations rapportées après cette rencontre, la Russie fournit notamment des équipements et diverses formes d’assistance à son partenaire iranien.
Cette position place donc Moscou au cœur de la confrontation diplomatique avec Washington. Les États-Unis cherchent à isoler économiquement l’Iran, tandis que la Russie affirme vouloir maintenir son soutien à Téhéran.
Une confrontation qui dépasse désormais Washington et Téhéran
La bataille ne se limite ainsi plus aux sanctions américaines visant directement l’Iran. Washington cherche également à empêcher que des pays tiers ne permettent à Téhéran de contourner ces mesures.
Le Trésor américain a déjà élargi son dispositif à des secteurs tels que la finance, le transport maritime, l’aviation et les actifs numériques. L’administration Trump entend ainsi couper progressivement les canaux permettant à l’Iran de maintenir ses échanges économiques avec l’extérieur.
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La position russe pourrait toutefois compliquer cette stratégie. Moscou reste un partenaire important de Téhéran et considère les sanctions américaines comme un instrument de pression unilatérale.
À ce stade, Scott Bessent n’a pas annoncé de nouvelle sanction spécifiquement contre la Russie en réaction aux déclarations de Vladimir Poutine. Son avertissement s’adresse plus largement à tous ceux qui apporteraient un soutien à l’Iran.
La confrontation autour de l’Iran prend donc une dimension de plus en plus internationale, avec Washington qui cherche à renforcer l’isolement économique de Téhéran et Moscou qui affiche, au contraire, sa volonté de maintenir son soutien à la République islamique.
Rédaction DUNIA NEW’S















