
Bakou a condamné les déclarations françaises évoquant des risques de « détention arbitraire et de procès inéquitable » en Azerbaïdjan et appelé Paris à cesser ses accusations jugées « infondées et partiales »
L’Azerbaïdjan a rejeté vendredi les allégations de la France concernant des risques de « détention arbitraire et de procès inéquitable », invoqués pour justifier sa mise en garde aux voyageurs se rendant dans ce pays du Caucase du Sud.
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Le porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Aykhan Hajizada, a déclaré dans un communiqué que Bakou « condamnait fermement » et rejetait les propos tenus jeudi par son homologue français, Pascal Confavreux.
« Présenter, sur la base de considérations politiques, des procédures judiciaires menées conformément à la législation azerbaïdjanaise dans des affaires pénales individuelles, ainsi que tenter de s’ingérer dans le système judiciaire de l’Azerbaïdjan, est inacceptable », a déclaré Aykhan Hajizada.
Il a estimé que le fait que la France ne prenne pas en compte les problèmes rencontrés au sein de ses propres systèmes policier, judiciaire et pénitentiaire, tout en formulant de telles accusations contre l’Azerbaïdjan « ne pouvait passer inaperçu ».
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« En outre, les violations du droit international par la France, ainsi que ses pratiques en matière de racisme, de discrimination et de restrictions des droits humains, sont bien connues de tous », a-t-il ajouté.
Bakou a appelé Paris à s’abstenir de toute « accusation infondée et partiale », à respecter la souveraineté et les affaires intérieures de l’Azerbaïdjan et à « mettre fin aux approches qui nuisent aux relations bilatérales ».
Interrogé jeudi sur la mise en garde aux voyageurs, Pascal Confavreux avait indiqué que la France déconseillait de manière générale les déplacements en Azerbaïdjan en raison des « risques de détention arbitraire et de procès inéquitable ».
Patrice Assiongbon SOWANOU















