MALI : 37 550 COMPRIMÉS DE TAPENTADOL SAISIS SUR SIX FEMMES À SIKASSO
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L’Office central des stupéfiants (OCS) a réalisé une importante saisie de produits médicamenteux à Sikasso, dans le sud du Mali. Le lundi 12 octobre 2026, six femmes ont été interpellées alors qu’elles transportaient 37 550 comprimés de Tapentadol dosés à 250 mg, dissimulés sur leurs corps et dans leurs bagages. Cette opération remet en lumière les circuits de circulation clandestine de substances médicamenteuses entre les pays de la région.
Une interception à l’entrée de Sikasso
L’opération s’est déroulée aux environs de 16 heures, à l’entrée de la ville de Sikasso, au niveau de l’ancien poste de sécurité de Bougoula-Hameau.
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Selon les informations rapportées par la presse malienne, une équipe de patrouille de l’antenne régionale de l’OCS, placée sous la direction opérationnelle du capitaine Lassana Konaté, a intercepté un tricycle transportant six femmes. Le véhicule venait de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, et se dirigeait vers Sikasso.
La fouille des passagères et de leurs effets personnels a permis aux agents de découvrir une importante quantité de comprimés de Tapentadol de marque Royal, dosés à 250 mg. Au total, 3 755 plaquettes, contenant chacune dix comprimés, soit 37 550 comprimés, ont été saisies.
Les produits étaient dissimulés de différentes manières, notamment sous forme de ceintures attachées directement sur les corps des passagères, ainsi qu’au fond de leurs bagages.
Plus de 3 700 plaquettes réparties entre les six passagères
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Les quantités découvertes auprès des six femmes sont réparties comme suit, selon les informations publiées :
- F. O. : 574 plaquettes ;
- M. K. : 600 plaquettes ;
- A. M. C. : 200 plaquettes ;
- O. F. : 731 plaquettes ;
- H. O. : 795 plaquettes ;
- A. T. : 855 plaquettes.
Le total de ces quantités correspond aux 3 755 plaquettes annoncées.
Les six passagères, présentées par la presse comme étant de nationalités burkinabè et malienne, ont été interpellées puis conduites dans les locaux de l’OCS à Sikasso pour les besoins de l’enquête.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir publiquement l’identité des éventuels commanditaires ni de déterminer avec certitude la destination finale de l’ensemble de la cargaison.
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Le Tapentadol, un médicament dont le détournement présente des risques
Le Tapentadol est un antalgique opioïde utilisé dans la prise en charge de certaines douleurs sévères. Son utilisation nécessite un encadrement médical en raison des risques associés à cette catégorie de médicaments.
Un usage non médical ou un surdosage peut notamment provoquer une somnolence importante, une dépendance et une dépression respiratoire potentiellement mortelle. Le danger est particulièrement élevé lorsque le produit est consommé sans prescription ni suivi médical.
La saisie de Sikasso s’inscrit dans un contexte régional marqué par plusieurs interceptions de comprimés de Tapentadol. Le 6 octobre 2026, les Douanes maliennes avaient déjà annoncé la saisie de 14 500 comprimés de Tapentadol Royal dosés à 250 mg à Hérémakono, dans la région de Sikasso. Les produits avaient été découverts sur deux passagères d’un bus de transport.
Quelques jours plus tard, une autre importante saisie a été rapportée au Burkina Faso, où les Douanes ont présenté une cargaison de 150 000 comprimés de Tapentadol. Ces différentes affaires illustrent l’ampleur des défis posés par la circulation clandestine de ces substances dans la région.
Sikasso, un point stratégique pour les contrôles transfrontaliers
Située dans le sud du Mali, Sikasso occupe une position stratégique dans les échanges entre le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. La circulation des personnes et des marchandises sur ces axes représente un enjeu important pour les services chargés de la sécurité et du contrôle des produits transportés.
Dans ce contexte, les contrôles routiers et le travail de renseignement peuvent contribuer à détecter les cargaisons illicites et à identifier les réseaux impliqués dans leur acheminement.
L’interception du 12 octobre constitue ainsi une opération importante pour l’OCS de Sikasso. Toutefois, l’identification des personnes susceptibles d’avoir organisé le transport, l’origine exacte des comprimés et leur destination finale restent des éléments à établir dans le cadre des investigations.
L’enquête se poursuit. Les six femmes interpellées sont mises en cause dans cette affaire, mais leur responsabilité pénale devra être déterminée par les autorités compétentes au terme de la procédure.
Rédaction DUNIA NEW’S













