
Le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo connaît un nouveau développement. Le lieutenant-colonel de gendarmerie Ayissi Nanga Parfait Arnaud affirme craindre pour sa vie et demande à être entendu dans les meilleurs délais par le Tribunal militaire de Yaoundé, où se poursuit cette affaire judiciaire particulièrement sensible.
Dans une correspondance adressée au ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, sous le couvert du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, l’officier fait état de menaces, de pressions présumées et d’une tentative d’homicide dont il affirme avoir été victime à Ebolowa, dans la nuit du 19 au 20 août 2026.
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Selon les informations rapportées par la presse camerounaise, cette lettre a été enregistrée le 13 octobre 2026 à la Direction de la justice militaire sous le numéro 864. L’officier, qui occupe les fonctions de commandant en second de la Légion de gendarmerie du Sud, souhaite pouvoir déposer devant la juridiction militaire avant de regagner son poste à Ebolowa.
Des menaces et une tentative d’homicide alléguées
Dans sa correspondance, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga affirme avoir été la cible d’une expédition menaçante et d’une tentative d’homicide. Il attribue ces faits à l’un des accusés encore en liberté et à des complices présumés.
L’officier dit également craindre d’être surveillé par des individus dont les agissements lui paraissent inquiétants. Il évoque des appels téléphoniques menaçants ainsi que des pressions qui, selon lui, viseraient à l’empêcher de témoigner dans le cadre du procès de l’assassinat de Martinez Zogo.
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Il affirme par ailleurs que des propositions financières auraient été utilisées pour tenter de le dissuader de déposer devant le tribunal. Des accusations graves qui, à ce stade, relèvent de ses déclarations et dont la véracité ainsi que les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités compétentes.
« Je crains pour ma vie » : l’officier veut être entendu rapidement
Face à ce qu’il décrit comme une période prolongée de pressions et d’intimidations, le lieutenant-colonel estime que son témoignage constitue une étape importante dans la procédure judiciaire.
Dans sa lettre, il demande expressément à être entendu au cours des audiences prévues cette semaine. Il souhaite que sa déposition soit recueillie avant son retour à Ebolowa, où il exerce ses fonctions.
« Je vous prie de bien vouloir considérer les risques énormes qui pèsent sur ma vie, et de m’obtenir de passer devant le Tribunal pendant les audiences prévues cette semaine », écrit-il dans sa requête.
Cette démarche intervient alors que l’officier affirme détenir des informations qu’il souhaite porter à la connaissance de la juridiction militaire. Les éléments précis qu’il entend présenter devront toutefois être exposés devant le tribunal et examinés dans le cadre de la procédure.
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Le tribunal informé des menaces présumées
Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga s’est également présenté devant le Tribunal militaire de Yaoundé le mardi 13 octobre, alors que les débats se poursuivaient dans l’affaire Martinez Zogo. Selon le média camerounais StopBlaBlaCam, il a alors fait état des menaces qu’il affirme recevoir et confirmé sa volonté de témoigner.
Le président du tribunal aurait pris acte de ses déclarations et demandé au commissaire du gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour assurer sa sécurité. Cette démarche constitue un élément important du dossier, même si les mesures concrètes éventuellement mises en place n’ont pas été détaillées dans les informations disponibles.
Un officier qui pourrait éclairer certains aspects de l’affaire
Ayissi Nanga Parfait occupait des fonctions de commandement au sein de la gendarmerie à Yaoundé au moment où l’affaire Martinez Zogo a éclaté, en janvier 2023.
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Son nom a également été évoqué dans les débats concernant les investigations menées après la disparition et la mort du journaliste, notamment autour de questions relatives aux communications téléphoniques des membres du commando présumé. Ces éléments ont été rapportés dans la couverture médiatique des audiences, mais leur portée doit être appréciée à la lumière des pièces de la procédure et des témoignages recueillis.
Le témoignage attendu de l’officier pourrait donc apporter des éclairages supplémentaires sur certains aspects de l’enquête. Il serait toutefois prématuré de présumer du contenu de sa déposition ou des révélations qu’il pourrait faire avant son audition effective.
La protection du témoin au cœur des préoccupations
Au-delà de la demande d’audition urgente, cette affaire soulève la question de la sécurité des personnes appelées à témoigner dans une procédure judiciaire sensible.
Si les menaces dénoncées par le lieutenant-colonel sont établies, elles devront faire l’objet des vérifications nécessaires et, le cas échéant, de mesures appropriées. La protection des témoins est en effet essentielle pour leur permettre de contribuer à la manifestation de la vérité sans subir de pressions ou d’intimidations.
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À ce stade, les accusations formulées par l’officier ne permettent pas, à elles seules, d’établir la culpabilité des personnes qu’il met en cause dans sa correspondance.
Alors que le procès de l’assassinat de Martinez Zogo se poursuit devant le Tribunal militaire de Yaoundé, l’attention se porte désormais sur les suites qui seront données à sa demande et sur les conditions dans lesquelles son témoignage pourra être recueilli.
DUNIA NEW’S suivra l’évolution de cette affaire, notamment les éventuelles décisions judiciaires relatives à l’audition et à la protection du lieutenant-colonel Ayissi Nanga.
Rédaction DUNIA NEW’S















