Mpox, la menace silencieuse : Et si la prochaine épidémie venait de l’indifférence ?
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Alors que le monde sort à peine de l’ombre de la pandémie de COVID-19, une autre maladie virale, longtemps négligée, frappe discrètement aux portes de nos communautés : la variole du singe, aujourd’hui connue sous le nom de Mpox. Elle ne fait pas encore la une des journaux, mais son potentiel de propagation rapide inquiète les spécialistes de santé publique. Faudra-t-il attendre qu’elle devienne incontrôlable pour agir ?
Il n’est pas trop tard pour prendre les devants. La Mpox peut être maîtrisée, mieux encore : elle peut être évitée. À condition que chaque citoyen, chaque famille, chaque quartier prenne sa part de responsabilité.
Le virus Mpox est transmis à l’homme par contact avec certains animaux sauvages (notamment les rongeurs ou les singes), mais aussi entre humains, via des contacts directs avec une personne infectée ou des objets contaminés. Une fois infecté, le malade présente une fièvre, des douleurs musculaires, des ganglions enflés et, surtout, une éruption cutanée caractéristique.
Face à cela, les gestes de prévention sont simples mais efficaces :
- Laver régulièrement ses mains, surtout après un contact avec des surfaces ou des animaux.
- Éviter tout contact physique rapproché avec les personnes présentant des éruptions cutanées suspectes.
- Ne pas manipuler ni consommer d’animaux sauvages ou de produits dérivés non contrôlés.
- Signaler et isoler rapidement les cas suspects.
- Utiliser du matériel de protection (gants, masques) auprès d’un malade.
Une communauté bien informée est une communauté protégée. Pour freiner la progression de la Mpox et tendre vers zéro atteinte, il faut plus que de simples conseils d’hygiène. Il faut une mobilisation citoyenne :
- Organiser des séances de sensibilisation de proximité, en langues locales si nécessaire.
- Renforcer la surveillance communautaire des cas suspects, en appui aux structures sanitaires locales.
- Impliquer les chefs traditionnels, les femmes leaders et les associations de jeunes pour relayer les bons messages.
- Assurer l’hygiène dans les écoles, marchés et lieux de rassemblement.
- Promouvoir la consommation d’aliments bien cuits et décourager la chasse d’espèces à risque.
Ce n’est pas le virus qui crée l’épidémie. C’est l’ignorance, le silence et l’inaction. La Mpox ne fera pas de bruit, mais elle progressera si nous baissons la garde. Inversement, chaque geste de prévention, chaque information partagée, chaque action locale est une barrière dressée contre elle.
Et si notre plus grande victoire sanitaire n’était pas la guérison, mais l’anticipation ?
Jean-Marc Ashraf EDRON













