Nicolas Sarkozy derrière les barreaux : l’ex-président français débute sa peine à la prison de la Santé
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Ce mardi matin à Paris, une scène inédite s’est jouée devant le domicile de Nicolas Sarkozy, dans le 16ᵉ arrondissement. Une centaine de sympathisants s’y sont rassemblés dès 8 h 30 pour exprimer leur soutien à l’ancien président de la République, condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.
L’appel à la mobilisation, lancé par ses fils Louis et Pierre sur les réseaux sociaux, se voulait avant tout « un geste d’amour ». Les participants ont entonné la Marseillaise et scandé le nom de l’ex-chef de l’État, dont l’incarcération était prévue dans la matinée à la maison d’arrêt de la Santé.
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L’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Christophe Ingrain, a confirmé sur BFMTV que son client serait « incarcéré à 10 heures » avant d’ajouter qu’une demande de remise en liberté serait déposée « très rapidement ». Il a insisté sur le fait qu’« aucun traitement de faveur » ne lui serait accordé, précisant que son placement à l’isolement répondait à des « menaces physiques ».
« On l’enferme seul pour éviter qu’un autre ne le frappe », a expliqué l’avocat, tout en soulignant que son client a « la volonté d’écrire » depuis sa cellule afin de témoigner de « l’injustice dont il se considère victime ».
Le directeur de l’établissement pénitentiaire, Sébastien Cauwel, a confirmé sur RTL que l’ancien président serait « seul en cellule » au sein du quartier d’isolement, avec des promenades et des activités également solitaires. « Ce n’est pas un régime dérogatoire », a-t-il précisé, démentant toute faveur spéciale.
La détention de Nicolas Sarkozy, premier ancien président français à purger une peine ferme derrière les barreaux, suscite de vives réactions politiques. Le procureur général Rémy Heitz a mis en garde contre toute visite du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, évoquant un « risque d’atteinte à l’indépendance des magistrats ».
De son côté, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé la réception de Nicolas Sarkozy par Emmanuel Macron à l’Élysée la veille, la qualifiant « d’anomalie » et de « pression sur la justice ».
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L’ex-chef de l’État, qui a toujours clamé son innocence, entame donc une nouvelle page de son histoire politique et personnelle, lui qui déclarait jadis :
« Une seule nuit en prison est une nuit de trop. »
Imam chroniqueur
Babacar Diop













