
Niamey – Le Niger traverse l’une des périodes sécuritaires les plus difficiles de son histoire récente. Selon plusieurs sources sécuritaires relayées par des médias régionaux, les attaques enregistrées entre le 17 et le 19 juin dans plusieurs localités du pays auraient causé de lourdes pertes au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Des bilans non officiellement confirmés par les autorités évoquent notamment 101 militaires tués à Inatès, dont 49 soldats initialement portés disparus et désormais considérés comme morts. Les mêmes sources affirment que 20 militaires auraient été capturés par des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel.
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Toujours selon ces sources sécuritaires, plusieurs positions militaires nigériennes ont été visées au cours de ces derniers jours :
Banibangou : 107 soldats tués ;
Inatès : 101 soldats tués ;
Niamey : 24 soldats tués ;
Madama : 33 soldats tués.
Si ces chiffres étaient confirmés, le bilan global atteindrait 265 membres des Forces de défense et de sécurité tués, parmi lesquels figureraient plusieurs officiers supérieurs.
Toutefois, il convient de souligner que ces données n’ont pas été officiellement validées par le ministère nigérien de la Défense au moment de la rédaction de cet article.
Concernant l’assaut contre la zone de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey le 18 juin, le gouvernement nigérien a publié un bilan officiel faisant état de 11 militaires tués, deux civils tués et 22 assaillants neutralisés. Les autorités ont également annoncé l’arrestation d’une vingtaine de suspects et assuré que l’aéroport demeurait pleinement opérationnel.
Cette attaque, revendiquée selon plusieurs sources par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a démontré la capacité persistante des groupes armés à frapper des cibles stratégiques jusque dans la capitale nigérienne.
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Depuis plusieurs années, le Niger est confronté aux attaques récurrentes de groupes jihadistes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda, particulièrement dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Diffa.
Les zones frontalières avec le Mali et le Burkina Faso restent parmi les plus exposées. Banibangou et Inatès figurent notamment parmi les localités régulièrement ciblées par les groupes armés opérant dans la région dite des « trois frontières ».
Alors que les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts, les autorités nigériennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur les bilans évoqués pour Inatès, Banibangou et Madama.
Si ces chiffres se confirmaient, ces attaques compteraient parmi les plus meurtrières subies par l’armée nigérienne depuis le début de l’insurrection jihadiste dans le Sahel.
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Dans plusieurs villes du pays, la population suit avec inquiétude l’évolution de la situation, tandis que les familles des militaires attendent des informations officielles sur le sort de leurs proches.
Rédaction DUNIA NEW’S.















