Nigeria : les primaires de l’ADC annulées, la candidature d’Atiku fragilisée
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Au Nigeria, l’investiture présidentielle d’Atiku Abubakar est remise en cause par une décision de la Haute Cour fédérale d’Abuja. Jeudi, la juridiction a invalidé l’installation du comité de transition de l’African Democratic Congress, dirigé par David Mark, et annulé les décisions prises sous son autorité.
Les primaires du parti figurent parmi les actes concernés.
Le jugement affecte la candidature de l’ancien vice-président à la présidentielle du 16 janvier 2027, mais également les investitures des autres candidats de cette formation d’opposition. Il découle d’un conflit sur la succession à la tête de l’ADC.
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Une direction contestée depuis sa mise en place
Nafiu Bala Gombe, ancien vice-président national chargé de la zone Nord-Est, avait saisi la justice pour revendiquer la direction du parti après la démission de Ralph Nwosu.
Il contestait la désignation de David Mark, ancien président du Sénat, et celle de Rauf Aregbesola au poste de secrétaire national. Selon lui, ces nominations contrevenaient aux statuts de l’ADC, à la législation électorale et à la Constitution nigériane.
Le juge Peter Odo Lifu a déclaré illégale la formation du comité de transition. Il a également ordonné à la Commission électorale nationale indépendante, l’INEC, de ne pas reconnaître les décisions de la 99e réunion du Comité exécutif national du parti, tenue le 27 juillet 2025.
Les investitures électorales remises en cause
Les conséquences du jugement dépassent la composition de la direction. L’annulation des actes du comité fragilise les candidatures issues des primaires organisées sous son autorité. Désigné candidat à la présidentielle, Atiku Abubakar avait choisi comme colistier Rotimi Amaechi, ancien gouverneur de l’État de Rivers. Son nom figurait déjà parmi les candidats inscrits par l’INEC.
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Cette inscription ne résout cependant pas le litige concernant son investiture. Les suites judiciaires et électorales détermineront les conséquences du jugement sur sa participation au scrutin et celle des autres candidats de l’ADC.
Face à cette décision, Atiku Abubakar a annoncé son intention de saisir la Cour d’appel. Par l’intermédiaire de son directeur de la communication stratégique, Phrank Shaibu, l’ancien vice-président a dénoncé un jugement qu’il considère comme une tentative d’affaiblir son mouvement politique. Il a néanmoins assuré que sa campagne présidentielle se poursuivrait. De son côté, l’ADC a également annoncé son intention de contester la décision judiciaire. L’issue de ces recours sera déterminante pour l’avenir des candidatures du parti à l’approche de la présidentielle de janvier 2027.
Patrice Assiongbon Sowanou













