
Dans la nuit de lundi à mardi, le village de Bin-Per, situé dans la circonscription de Mangu, au centre du Nigeria, a été le théâtre d’une violente attaque perpétrée par des hommes armés. Selon les témoignages recueillis auprès de plusieurs habitants, le bilan provisoire s’élève à au moins 24 morts.
Les assaillants, équipés de fusils et de machettes, ont semé la terreur dans ce village endormi. Mathew Joseph, un survivant, raconte avoir été réveillé par des cris et des bruits inquiétants avant d’apercevoir les agresseurs s’approcher de sa maison ; il a réussi à prendre la fuite in extremis.
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Un agent local de la Croix-Rouge a confirmé l’incident, mais n’a pas été en mesure de fournir un bilan définitif. Les autorités policières, sollicitées par l’AFP, n’ont pas encore répondu aux demandes d’informations.
Cette tragédie s’inscrit dans un cycle de violences récurrentes qui frappe l’État du Plateau depuis plusieurs décennies. La région est le théâtre d’affrontements chroniques entre éleveurs peuls, majoritairement musulmans, et agriculteurs sédentaires, souvent chrétiens.
La compétition pour les terres et les ressources en eau, exacerbée par les effets du changement climatique et une forte croissance démographique, attise les tensions. À ces enjeux environnementaux s’ajoutent des rivalités économiques et politiques, ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux des deux principales religions du pays.
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Les intérêts miniers dans la zone constituent également un facteur aggravant. Malgré les appels répétés au calme, ces attaques meurtrières continuent de déchirer le tissu social de cette région nigériane, plongeant les communautés locales dans un climat d’insécurité permanente et d’impunité.
Patrice Assiongbon SOWANOU















