
Vouloir impressionner ses amis lui a finalement coûté cher devant la justice. À Ouagadougou, un jeune homme identifié sous le prénom de Patrick a été reconnu coupable d’usurpation de titre après s’être présenté comme militaire du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR 7), une unité engagée dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.
Lors de son audition devant le tribunal, le prévenu n’a pas contesté les faits. À la barre, il a reconnu avoir fait confectionner un survêtement portant l’inscription « BIR 7 », qu’il arborait régulièrement dans son entourage.
« Je voulais faire le malin »
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Selon les éléments rapportés au cours de l’audience, Patrick a expliqué qu’il n’était pas militaire et qu’il n’avait jamais appartenu aux Forces armées burkinabè.
« J’ai confectionné un survêtement mentionnant BIR 7 pour le porter. À mon retour, j’ai dit à mes amis que j’étais dans l’armée », a-t-il reconnu devant les juges.
Le prévenu a affirmé avoir adopté cette attitude principalement pour impressionner son entourage et gagner en considération auprès de ses amis. Selon ses propres déclarations, il s’agissait davantage d’une volonté de se valoriser socialement que d’une tentative d’obtenir un avantage matériel.
« C’était juste pour faire le malin avec mes amis », a-t-il tenté de justifier devant la juridiction.
Une infraction prise au sérieux
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Même en l’absence d’escroquerie ou d’avantage financier démontré, l’usurpation de titre demeure une infraction que les juridictions burkinabè traitent avec fermeté, particulièrement lorsqu’elle concerne les forces de défense et de sécurité.
Dans un contexte marqué par la lutte contre l’insécurité et les attaques terroristes, les autorités considèrent que se faire passer pour un militaire peut porter atteinte à la crédibilité des institutions et créer la confusion au sein de la population.
Plusieurs affaires similaires ont déjà été examinées par les tribunaux burkinabè ces dernières années, impliquant des individus se présentant faussement comme militaires, policiers ou magistrats afin d’impressionner leur entourage ou d’obtenir divers avantages.
Le tribunal prononce une condamnation
Après avoir examiné les faits et les déclarations du prévenu, le tribunal a retenu sa responsabilité pénale pour usurpation de titre.
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La juridiction a rappelé que l’appartenance aux forces armées ne peut être revendiquée sans autorisation légale et que le simple fait de se présenter faussement comme militaire constitue une atteinte à l’autorité de l’État.
Patrick a ainsi été condamné, une décision qui se veut également un avertissement à l’endroit de toute personne tentée d’utiliser indûment les attributs des forces de défense et de sécurité.
Cette affaire rappelle que, même lorsqu’elle est présentée comme une plaisanterie ou un moyen d’impressionner son entourage, l’usurpation d’une qualité officielle peut entraîner des poursuites judiciaires et des sanctions pénales.
Rédaction DUNIA NEW’S















