OUGANDA : UN ANCIEN MILITAIRE RWANDAIS, CRITIQUE DE PAUL KAGAME, RETROUVÉ DÉCAPITÉ , SA TÊTE RESTE INTROUVABLE
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Le corps sans tête de Robert Kabera, un ancien sergent-major de l’armée rwandaise devenu un critique virulent du président Paul Kagame, a été découvert en Ouganda. Âgé d’environ 50 ans, cet homme qui avait fui le Rwanda en 2020 pour demander l’asile a été retrouvé mort dans des circonstances particulièrement troublantes. Pour l’heure, les enquêteurs n’ont pas identifié les auteurs du crime ni déterminé leurs motivations.
Une découverte macabre près de Kampala
La dépouille de Robert Kabera a été découverte le samedi 17 octobre 2026 dans une zone broussailleuse de Kamengo, dans le district de Mpigi, non loin de Kampala, la capitale ougandaise. Selon la police, sa tête n’a toujours pas été retrouvée.
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Les autorités ougandaises ont confirmé l’ouverture d’une enquête pour meurtre. Des proches, dont son frère, ont identifié le corps, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de préciser les circonstances de sa mort.
D’après les premières informations communiquées par la police, le meurtre aurait pu être commis dans la nuit du 16 au 17 octobre. À ce stade, aucun suspect n’a été officiellement identifié et le mobile du crime reste inconnu.
Un ancien militaire devenu opposant en exil
Ancien membre des forces armées rwandaises, Robert Kabera avait quitté le Rwanda en novembre 2020. Il affirmait avoir fui par crainte de persécutions et avait sollicité la protection des autorités ougandaises.
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Après son départ, il s’était progressivement imposé comme une voix critique à l’égard du président rwandais Paul Kagame et de son gouvernement. Sur sa chaîne YouTube, baptisée « Major Robert TV », il publiait régulièrement des contenus suivis par une importante communauté. Sa chaîne comptait environ 144 000 abonnés, selon des informations rapportées par plusieurs médias.
Son parcours avait toutefois été marqué par des accusations judiciaires contestées. Après son départ, les autorités militaires rwandaises avaient annoncé l’ouverture d’une enquête le visant pour une infraction sexuelle présumée. Kabera avait contesté les accusations portées contre lui.
Une affaire qui ravive les inquiétudes sur la sécurité des opposants en exil
La mort de Robert Kabera relance les préoccupations concernant la sécurité des Rwandais critiques du pouvoir qui vivent à l’étranger. Plusieurs opposants ou anciens responsables rwandais ont été tués ou ont fait état de menaces après leur départ du pays.
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Des organisations de défense des droits humains ont également documenté, au fil des années, des cas de menaces et d’agressions visant des opposants rwandais à l’étranger. Ces précédents alimentent les inquiétudes, mais ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un lien entre le meurtre de Kabera et ses activités politiques.
À ce stade, la police ougandaise n’a annoncé aucune preuve reliant ce crime au gouvernement rwandais. Les circonstances exactes de la mort de l’ancien militaire restent donc à établir.
Kigali n’a pas encore réagi
Aucune réaction officielle des autorités rwandaises n’avait été rapportée au moment des premières publications sur cette affaire. En attendant d’éventuelles déclarations, l’enquête menée en Ouganda devra notamment permettre d’identifier les responsables et de déterminer si le meurtre est lié à la vie personnelle de la victime, à son passé militaire ou à ses prises de position politiques.
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Pour la famille de Robert Kabera, la priorité est désormais de connaître la vérité sur les circonstances de sa mort et d’obtenir justice. Pour les Rwandais vivant en exil, cette affaire soulève une nouvelle question sur leur sécurité dans les pays où ils ont cherché refuge.
Rédaction DUNIA NEW’S













