Une nouvelle affaire liée aux réseaux sociaux et à la cybersécurité alimente les débats au Sénégal. Selon plusieurs publications relayées sur les plateformes numériques sénégalaises, Mohamed Sonko, présenté comme un militant ou sympathisant proche du parti au pouvoir PASTEF, aurait été interpellé après la diffusion d’une vidéo contenant des propos considérés comme offensants envers le président de la République.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée des autorités sénégalaises n’a encore été publiée concernant les circonstances exactes de cette arrestation ni les chefs d’accusation retenus. Toutefois, plusieurs sources évoquent une implication de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), une unité régulièrement mobilisée dans les dossiers liés aux contenus numériques et aux infractions commises sur internet.
D’après les informations circulant dans les médias sénégalais et sur les réseaux sociaux, cette affaire survient peu après l’arrestation d’un autre influenceur connu sous le nom d’Azoura Fall, également présenté comme proche de la mouvance PASTEF.
Les publications évoquent des vidéos contenant des propos considérés comme une « offense au chef de l’État », une infraction prévue dans plusieurs législations africaines et régulièrement utilisée dans les affaires liées aux contenus numériques.
Selon certaines sources relayées en ligne, Mohamed Sonko ainsi qu’un autre influenceur seraient activement recherchés ou déjà entendus par les services de cybersécurité sénégalais. Cependant, plusieurs détails restent encore flous et n’ont pas été confirmés officiellement de manière indépendante.
Ces dernières années, la Division spéciale de la cybersécurité du Sénégal a multiplié les auditions, gardes à vue et convocations visant des chroniqueurs, activistes, journalistes ou influenceurs accusés de diffusion de fausses nouvelles, d’injures publiques ou de propos jugés subversifs.
Plusieurs personnalités médiatiques sénégalaises ont déjà été convoquées devant cette unité spécialisée pour des contenus publiés sur Facebook, TikTok, YouTube ou X (anciennement Twitter).
Dans un contexte marqué par une forte polarisation politique depuis les événements de 2021 à 2024 autour d’Ousmane Sonko et du parti PASTEF, les questions liées à la liberté d’expression sur internet continuent d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique sénégalaise.
L’annonce de cette supposée arrestation a rapidement provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux sénégalais. Certains internautes dénoncent une restriction de la liberté d’expression, tandis que d’autres estiment que les insultes visant les institutions de l’État doivent être sanctionnées conformément à la loi.
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de la coalition dirigée par Ousmane Sonko, les autorités affirment vouloir préserver la stabilité du pays face à la multiplication des contenus jugés diffamatoires ou haineux sur les plateformes numériques.
Pour l’heure, les autorités judiciaires sénégalaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur la situation exacte de Mohamed Sonko ni sur l’évolution de la procédure engagée.
Rédaction DUNIA NEW’S















