Syrie : après la libération de 120 détenus à Shaddadi, les forces gouvernementales font des découvertes inquiétantes
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La prison de Shaddadi, dans la province de Hassaké au nord de la Syrie, a récemment été le théâtre d’un événement sécuritaire majeur. La libération de 120 détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS) a provoqué une intervention immédiate des forces gouvernementales, révélant des indices troublants sur les conditions de cette évasion.
Une évasion orchestrée par les FDS
Selon l’agence Anadolu, l’organisation kurde YPG/FDS a procédé à la libération de prisonniers liés à l’organisation terroriste Daech. Cette opération a entraîné le déploiement rapide des forces de Damas, soucieuses de reprendre le contrôle de l’établissement et d’éviter que les fugitifs ne renforcent les rangs de l’État islamique dans la région.
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Des traces révélatrices sur le site
Sur les lieux, les forces gouvernementales ont constaté des indices matériels témoignant de la précipitation des évadés. À l’extérieur, des combinaisons orange, uniformes traditionnels des détenus, jonchent le sol, abandonnées lors de la fuite. À l’intérieur, des uniformes de camouflage appartenant aux FDS ont été retrouvés, confirmant le départ des forces kurdes et le changement de contrôle sur les prisonniers.
Une majorité des fugitifs déjà récupérée
Le ministère syrien de l’Intérieur a précisé que 120 membres de Daech avaient été libérés. Grâce à une opération rapide de sécurisation, 81 d’entre eux ont été interceptés et remis en détention, limitant ainsi la menace sécuritaire dans cette zone stratégique. L’armée syrienne souligne que la vigilance reste de mise pour prévenir toute résurgence de ces combattants.
Cette opération met en lumière la fragilité des structures carcérales dans le nord de la Syrie et le rôle actif des FDS dans la gestion des prisonniers liés au terrorisme, tout en rappelant la nécessité pour Damas de maintenir une surveillance renforcée dans les régions instables.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













