Bobo-Dioulasso : un manœuvre condamné à 10 ans de prison ferme pour vol aggravé d’un téléphone portable

Votre Pub ici !

Partager cet article
Bobo-Dioulasso : un manœuvre condamné à 10 ans de prison ferme pour vol aggravé d’un téléphone portable

Le mardi 7 avril 2026, la salle d’audience de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso a été le théâtre d’un procès qui a retenu l’attention. Un homme identifié sous les initiales N.A, manœuvre de profession, était jugé pour vol aggravé dans une affaire impliquant une élève de 17 ans.

Au terme des débats, le tribunal a rendu une décision sévère : 10 ans d’emprisonnement ferme et une amende d’un million de francs CFA, avec sursis sur cette dernière.

À lire aussi : Washington annonce la “fin” des hostilités avec l’Iran : une déclaration aux lourdes implications juridiques et politiques

Selon l’acte d’accusation présenté par le ministère public, les faits se sont déroulés dans l’enceinte d’un établissement scolaire. N.A est accusé d’avoir dérobé le téléphone portable d’une élève alors qu’elle se trouvait dans la cour en train d’étudier.

L’accusation retient également une circonstance aggravante : l’usage d’une machette pour intimider la victime.

Devant les juges, le prévenu a reconnu partiellement les faits. Il admet avoir pris le téléphone, mais nie avoir utilisé l’arme blanche pour menacer la victime.

À la barre, N.A a livré sa version des faits. Il affirme avoir eu des relations de discussion régulières avec la jeune fille, mais soutient que celle-ci ne manifestait aucun intérêt à son égard. Le jour des faits, selon lui, il aurait simplement retiré le téléphone avant que la situation ne dégénère.

À lire aussi : Tchad : un conducteur disparaît après avoir percuté un poteau électrique à Moursal

Il explique que la victime aurait crié au voleur, attirant l’attention du voisinage. C’est à ce moment, affirme-t-il, qu’il aurait sorti une machette « pour se défendre ».

Une version qui entre en contradiction avec celle de la victime lors de l’enquête préliminaire. Celle-ci a déclaré avoir cédé sous la menace directe de l’arme blanche brandie par le prévenu.

Interrogé sur la présence de la machette, N.A a soutenu l’avoir oubliée après une journée de travail, avant de la récupérer par hasard au moment des faits.

Dans son réquisitoire, le ministère public a estimé que les éléments constitutifs du vol aggravé étaient réunis, tant sur le plan matériel qu’intentionnel.

Le procureur a insisté sur la gravité des faits, soulignant que le choix du lieu une cour d’école et les circonstances de l’acte pouvaient générer un sentiment d’insécurité parmi les élèves et perturber leur scolarité.

Le parquet avait requis une peine de cinq ans de prison avec sursis et une amende d’un million de francs CFA.

Contre toute attente, le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet. Reconnu coupable de vol aggravé, N.A a été condamné à dix ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA avec sursis.

À lire aussi : Côte d’Ivoire : hausse des prix du carburant à la pompe

Cette décision illustre la fermeté des juridictions face aux infractions commises dans des espaces scolaires, particulièrement lorsqu’elles impliquent des menaces ou l’usage d’armes.

Dans les milieux judiciaires, ce type de condamnation relance régulièrement les discussions sur la proportionnalité des peines dans les affaires de vol aggravé.

Selon plusieurs observateurs du droit pénal en Afrique de l’Ouest, les tribunaux tendent de plus en plus à adopter une ligne stricte lorsqu’il s’agit d’actes commis à proximité d’écoles ou impliquant des mineurs, afin de renforcer l’effet dissuasif des sanctions.

L’affaire N.A reste désormais close sur le plan judiciaire, sauf éventuel recours en appel.

Rédaction DUNIA NEW’S.

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci