Tchad : Les élections législatives et sénatoriales partielles se déroulent dans le calme à Haraz Al-Biar

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Tchad : Les élections législatives et sénatoriales partielles se déroulent dans le calme à Haraz Al-Biar

Massaguet/Djarmaya – Les électeurs du département de Haraz Al-Biar, dans la province du Hadjer-Lamis, étaient appelés aux urnes ce dimanche 21 juin 2026 dans le cadre des élections législatives et sénatoriales partielles organisées par l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE). Sur le terrain, les opérations de vote se sont déroulées dans un climat jugé serein par les autorités électorales, tandis que plusieurs responsables ont effectué des visites dans différents centres afin d’évaluer le bon déroulement du scrutin.

Le président de l’ANGE, Ahmat Barchiret, s’est notamment rendu dans plusieurs bureaux de vote situés à Massaguet et à Djarmaya, deux localités stratégiques du département de Haraz Al-Biar. Cette tournée de supervision visait à s’assurer du respect des procédures électorales ainsi que de la régularité des opérations de vote.

Selon les informations communiquées par l’instance électorale, 126 296 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales dans cette circonscription. Pour permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote, 465 bureaux ont été déployés à travers le département.

Ces élections partielles revêtent une importance particulière dans le paysage politique tchadien. Au total, dix candidats issus de différentes formations politiques ont été retenus pour prendre part au scrutin. Parmi eux, six briguent un siège à l’Assemblée nationale tandis que quatre sont engagés dans la course aux élections sénatoriales.

Selon les listes publiées précédemment par l’ANGE, les candidats aux législatives représentent plusieurs sensibilités politiques, notamment le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le Parti Paix et Cohésion Sociale (PCS), le Mouvement des Réformateurs Unis (MUR), le Parti pour le Développement et le Progrès (PPD), le Conseil National pour le Développement et le Renouveau (CNDR) ainsi que l’Alliance 43/5e République. Les élections sénatoriales opposent également des candidats issus de diverses formations politiques, illustrant une compétition relativement ouverte dans cette circonscription.

Le scrutin de ce 21 juin fait suite au décret présidentiel du 22 mai 2026 convoquant le corps électoral de Haraz Al-Biar pour l’organisation de cette élection partielle. Les membres des forces de défense et de sécurité avaient, conformément aux dispositions du Code électoral, voté par anticipation la veille du scrutin général.

La campagne électorale, officiellement ouverte le 30 mai et clôturée le 19 juin, a donné lieu à plusieurs rassemblements politiques dans la province du Hadjer-Lamis. Les principaux partis en lice ont multiplié les meetings à Massaguet, Djarmaya et dans d’autres localités afin de convaincre les électeurs.

À l’issue de sa visite dans plusieurs centres de vote, Ahmat Barchiret a affirmé que les opérations électorales se déroulaient « dans le calme et la transparence ». Une déclaration qui intervient alors que les autorités électorales cherchent à renforcer la confiance des électeurs dans les processus démocratiques engagés depuis les récentes réformes institutionnelles.

Sur place, aucun incident majeur n’a été signalé durant les premières heures du scrutin. Les électeurs se sont présentés progressivement dans les bureaux de vote pour accomplir leur devoir civique, sous la supervision des agents électoraux et des représentants des candidats.

Au-delà de l’enjeu local, ce scrutin est observé comme un indicateur de l’influence réelle des différentes formations politiques dans cette partie du pays. Pour le MPS, parti au pouvoir, comme pour les autres forces politiques engagées, les résultats permettront d’évaluer leur capacité de mobilisation sur le terrain après plusieurs semaines de campagne.

Les résultats provisoires devraient être annoncés par l’ANGE après la compilation des procès-verbaux en provenance des différents bureaux de vote. Conformément à la législation électorale tchadienne, les résultats définitifs devront ensuite être validés par les juridictions compétentes.

Dans l’attente du dépouillement, les regards restent tournés vers Haraz Al-Biar, où cette consultation électorale pourrait contribuer à redessiner les équilibres politiques locaux et à mesurer l’état de la participation citoyenne dans cette province du centre du Tchad.

Rédaction DUNIA NEW’S.

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