Une enquête a été ouverte après la découverte du corps calciné d’un nourrisson dans le 1er arrondissement de N’Djaména.
Un drame d’une rare gravité secoue le quartier de Djougouliyé, dans le 1er arrondissement de N’Djaména. Un nouveau-né de sexe masculin a été retrouvé sans vie le samedi 30 mai 2026 dans des circonstances particulièrement troublantes. La mère de l’enfant, soupçonnée d’être impliquée dans les faits, a été interpellée par les forces de l’ordre et placée en garde à vue.

Selon les premières informations recueillies sur place, ce sont des habitants du quartier qui ont alerté les autorités après avoir constaté une situation inhabituelle. À leur arrivée, les policiers ont découvert le corps du nourrisson présentant d’importantes traces de brûlures.
Face à la gravité des faits, une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de l’enfant et d’établir les responsabilités éventuelles.
Les soupçons des enquêteurs se sont rapidement portés sur la mère du nourrisson. Celle-ci a été conduite au Commissariat Central de Sécurité Publique n°1 (CSP 1), où elle est actuellement entendue dans le cadre de l’enquête.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les conclusions des premières investigations ni sur les éventuels chefs d’accusation retenus contre la suspecte.
Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre les circonstances ayant précédé le drame ainsi que l’état psychologique de la mère au moment des faits.
Dans le quartier de Djougouliyé, l’émotion reste vive. De nombreux habitants disent avoir été profondément bouleversés par cette affaire qui suscite incompréhension et indignation.
Le nourrisson a été inhumé sous la supervision des autorités locales, notamment du chef de carré, conformément aux usages en vigueur.
Alors que les investigations se poursuivent, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les autorités devront notamment déterminer si cet acte résulte d’une action préméditée, d’un trouble psychologique ou d’autres circonstances encore inconnues.
Les spécialistes rappellent que certaines femmes peuvent être confrontées à de graves troubles psychologiques après un accouchement, notamment des dépressions post-partum ou des épisodes psychiatriques nécessitant une prise en charge médicale. Toutefois, aucun élément officiel ne permet pour l’heure d’établir un lien entre cette hypothèse et l’affaire en cours.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, les autorités judiciaires appellent à la prudence et au respect de la présomption d’innocence.
Cette tragédie, qui a coûté la vie à un nouveau-né, continue de susciter une vive émotion au sein de la capitale tchadienne.
Rédaction DUNIA NEW’S.















