
Les autorités centrafricaines ont détruit 28 tonnes de poulets impropres à la consommation à Bangui, une opération destinée à protéger les consommateurs et à empêcher la commercialisation de produits présentant un risque sanitaire.
La destruction, menée par la Direction générale du Commerce sur le site de Nzila, concernait une cargaison appartenant à la société SOCCIMCO. Les services de contrôle ont conclu, à l’issue d’inspections de qualité, que ces produits ne répondaient plus aux normes sanitaires en vigueur et ne pouvaient être proposés à la vente.
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En retirant définitivement cette marchandise du circuit commercial, les autorités cherchent à prévenir les intoxications alimentaires et à rappeler aux opérateurs économiques leur obligation de respecter les règles de conservation et de distribution des denrées alimentaires.
Cette affaire ravive le souvenir d’un précédent qui avait marqué l’opinion publique en République centrafricaine. En juillet 2022, les services des douanes avaient découvert dans les entrepôts de SOCCIMCO six conteneurs de 40 pieds remplis de poissons et de poulets avariés. Les produits, dont la date de péremption était dépassée depuis plusieurs semaines, continuaient pourtant d’être commercialisés. L’entreprise avait alors expliqué cette situation par les retards d’acheminement provoqués par la crise des hydrocarbures, les marchandises étant restées immobilisées durant une longue période au port de Douala.
Les difficultés rencontrées par le secteur ne se sont pas arrêtées là. En avril 2025, des commerçantes spécialisées dans la vente de produits surgelés avaient manifesté devant les locaux de SOCCIMCO pour dénoncer la hausse des prix, mais aussi la dégradation de certains produits livrés. Ces épisodes successifs alimentent les interrogations sur les conditions de stockage et de distribution des denrées surgelées dans le pays.
En procédant à la destruction de cette nouvelle cargaison, la Direction générale du Commerce affiche sa volonté de renforcer les contrôles sanitaires et de faire respecter les normes en matière de sécurité alimentaire. Les autorités appellent par ailleurs les consommateurs à rester vigilants et à signaler tout produit dont la qualité ou l’état suscite des doutes.
Celine Dou















