Togo/60 ans du diocèse d’Atakpamé : un colloque de foi, de mémoire et d’engagement pastoral
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Atakpamé, 25 juin 2025 – À l’heure où le diocèse d’Atakpamé célèbre six décennies d’existence et de mission, c’est dans une atmosphère empreinte de gratitude, de mémoire et de renouveau que s’est achevé ce mercredi 25 juin 2025, le colloque jubilaire. L’évêché a servi de cadre à cette rencontre exceptionnelle, point d’orgue d’une série d’activités commémoratives, qui a réuni chercheurs, acteurs pastoraux et fidèles autour d’un thème porteur de sens : « La mission après l’ère missionnaire ».
Pendant plusieurs jours, les participants ont revisité les grandes étapes de la vie du diocèse, depuis son érection canonique en 1964. Au fil des communications, les contributions ont mis en lumière les efforts missionnaires déployés au fil des décennies, la résilience des communautés chrétiennes face aux défis sociaux et spirituels, ainsi que l’héritage pastoral des quatre premiers évêques. À travers leurs parcours, c’est tout le poids du sacrifice, de la foi et de l’engagement désintéressé qui a été revisité, dans une perspective de continuité et de renouvellement.
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Monseigneur Moïse Messan TOUHO, évêque d’Atakpamé, lors de la cérémonie de clôture dudit colloque, a livré un message empreint de foi, de réalisme et d’espérance. Saluant la qualité des interventions, il a insisté sur la portée prophétique de ce colloque :
« Ce que nous venons de vivre ici est plus qu’un événement intellectuel. C’est une respiration spirituelle pour notre Église. C’est aussi une invitation à relire notre histoire, non pas comme un musée du passé, mais comme un levier pour mieux répondre aux exigences de la mission aujourd’hui. »
Interrogé sur les leçons tirées de ces travaux, le prélat a souligné l’importance de la coresponsabilité dans la mission :
« Le diocèse ne peut avancer que si chaque baptisé se sent concerné. Le temps des spectateurs est révolu. Nous devons tous être des acteurs de l’évangélisation. Prêtres, religieux, laïcs, jeunes, familles… chacun a un rôle unique à jouer. »
Sur la question de l’unité dans la diversité, il a ajouté :
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« Notre Église locale est riche de ses cultures, de ses langues, de ses sensibilités. Le jubilé doit nous rappeler que cette diversité n’est pas une faiblesse, mais une grâce. Ce que Dieu nous demande, c’est de marcher ensemble, en communion, pour témoigner de l’amour du Christ dans le monde. »
Enfin, l’évêque a lancé un appel à la mobilisation spirituelle et communautaire :
« J’invite les fidèles à ne pas laisser cette dynamique retomber. Que chaque paroisse, chaque mouvement, chaque communauté de base, puise dans ce jubilé une nouvelle ferveur pour servir, annoncer et bâtir. L’Église a 60 ans ici à Atakpamé, mais l’Évangile n’a pas d’âge. Il est toujours nouveau, toujours actuel. »
Le colloque s’inscrivait dans un programme plus large de célébrations jubilaires. En point d’orgue, un grand concert spirituel a rassemblé fidèles et amis dans une ambiance de joie partagée et de louange fervente. Les huit doyennés du diocèse y ont fédéré leurs chorales respectives pour une compétition de haute facture. C’est la fédération chorale du doyenné de Litimé (Badou) qui a conquis le jury et le public, décrochant la première place grâce à une prestation alliant puissance vocale, finesse musicale et profondeur spirituelle.
Au-delà des festivités, ce jubilé aura été un temps de grâce, de relecture et d’appel à l’action missionnaire. Il aura ravivé le sens de l’appartenance à une Église vivante, héritière d’un passé fécond et résolument tournée vers l’avenir.
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L’histoire du diocèse d’Atakpamé s’écrit désormais avec les cœurs rassemblés, les mains unies et les regards fixés vers les nouveaux défis. À travers ce jubilé, un nouveau souffle semble porter cette Église particulière vers une mission plus incarnée, plus audacieuse, et plus enracinée dans les réalités des temps présents.
Ashraf EDRON













