Trafic international d’héroïne à Mbour : 15 ans requis contre une convoyeuse sud-africaine ayant accouché en garde à vue.

Votre Pub ici !

Partager cet article

La Chambre criminelle de Mbour examine actuellement une affaire de trafic international de drogue qui soulève à la fois des questions judiciaires et humaines. Au cœur du dossier : une ressortissante sud-africaine, F. Mankonkwama, et son présumé complice sénégalais, F. Dione, poursuivis pour leur implication supposée dans l’acheminement de près de quatre kilogrammes d’héroïne sur le territoire national.

Les faits remontent à février 2022, à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), principal hub aérien du pays. Les agents de sécurité y interpellent la voyageuse sud-africaine après la découverte de 3,9 kilogrammes d’héroïne dissimulés dans ses bagages. L’enquête révélera par la suite un schéma présumé de convoyage structuré, laissant supposer l’existence d’un réseau organisé.

Mais l’affaire prend une tournure particulièrement marquante lorsque l’accusée, enceinte de sept mois au moment de son arrestation, accouche prématurément dans les locaux de la gendarmerie, en pleine garde à vue. Cet épisode, survenu dans un contexte de privation de liberté, occupe aujourd’hui une place centrale dans les débats devant la juridiction criminelle.

À la barre, les deux prévenus ont tenté de déconstruire les charges retenues contre eux. La principale accusée affirme avoir voyagé pour des raisons touristiques et soutient que la valise incriminée lui aurait été confiée par un compatriote, dont elle ignorait les intentions et le contenu. Son co-accusé, pour sa part, nie toute participation à une entreprise criminelle.

Cependant, selon les éléments versés au dossier et relayés par le média Kawtef, les investigations ont mis au jour plusieurs indices compromettants : promesse d’une rémunération de deux millions de francs CFA pour le transport de la marchandise, coordination logistique préalable, et mobilisation d’un interprète pour faciliter les démarches sur le sol sénégalais. Autant d’éléments que le ministère public considère comme révélateurs d’une implication consciente et organisée.

Face à la quantité significative de drogue saisie et à la dimension transnationale du trafic, le parquet a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle contre chacun des accusés.

Le verdict est attendu le 20 mars prochain, dans une affaire qui interroge autant la rigueur de la répression du narcotrafic que les conditions humaines dans lesquelles certaines procédures pénales se déroulent.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci