
Les autorités ghanéennes font face à un nouveau scandale impliquant des membres des forces de sécurité soupçonnés d’avoir participé à plusieurs attaques criminelles à travers le pays.
Le Ghana est secoué par une affaire sensible mettant en cause des membres de ses propres forces de défense et de sécurité. Deux militaires et trois policiers ont été arrêtés puis suspendus de leurs fonctions pour leur implication présumée dans un réseau criminel organisé responsable de plusieurs braquages dans différentes régions du pays.
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Selon des sources sécuritaires relayées par plusieurs médias locaux, les suspects seraient liés à une série d’attaques menées notamment à Accra, Tema, Anyinam, Kumasi et Takoradi, révélant un réseau structuré capable d’opérer sur une vaste portion du territoire ghanéen.
Cette affaire ravive les inquiétudes autour de la corruption interne et de l’infiltration des appareils sécuritaires par des réseaux criminels.
Les investigations menées par les autorités montrent que les attaques se sont déroulées dans des zones stratégiques du pays, allant du Grand Accra jusqu’à la région Ashanti et la région Occidentale.
La dispersion géographique des braquages laisse penser à une organisation bien coordonnée, disposant de moyens logistiques importants et d’une bonne connaissance des dispositifs sécuritaires.
Les suspects auraient ciblé principalement des individus et circuits liés au commerce de l’or, un secteur particulièrement sensible au Ghana.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les biens dérobés comprenaient d’importantes sommes d’argent liquide, de l’or ainsi que du mercure, produit chimique largement utilisé dans l’exploitation artisanale de l’or.
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Le lien avec le “galamsey”
Au Ghana, le mercure joue un rôle central dans les activités d’orpaillage artisanal, notamment dans les exploitations illégales connues localement sous le nom de “galamsey”.
Le pays demeure le premier producteur d’or du continent africain et l’exploitation minière représente une ressource économique majeure. Mais depuis plusieurs années, les autorités ghanéennes tentent également de lutter contre l’expansion du galamsey, accusé de provoquer de graves dégâts environnementaux, notamment la pollution des rivières et la destruction des terres agricoles.
Le mercure, utilisé pour séparer l’or des sédiments, constitue ainsi un produit très recherché dans les circuits clandestins de l’exploitation minière artisanale.
Pour plusieurs analystes, le fait que ce réseau criminel s’intéressait à la fois à l’or et au mercure pourrait indiquer des connexions avec des acteurs impliqués dans l’économie illégale de l’orpaillage.
L’arrestation de membres des forces armées et de la police dans une affaire de braquage constitue un coup dur pour l’image des institutions sécuritaires ghanéennes, souvent considérées parmi les plus structurées de la sous-région ouest-africaine.
Les autorités ont rapidement annoncé la suspension immédiate des agents concernés, tandis que les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels complices et déterminer l’étendue exacte des opérations du groupe.
Des sources proches du dossier indiquent que les suspects auraient profité de leur connaissance du terrain et des procédures sécuritaires pour mener certaines opérations avec discrétion.
Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs pays africains font face à des préoccupations croissantes concernant les liens entre criminalité organisée, exploitation illégale des ressources naturelles et corruption au sein de certains appareils étatiques.
Les services de sécurité ghanéens assurent vouloir faire preuve de fermeté dans cette affaire afin de préserver la confiance de la population envers les institutions.
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Aucune information officielle n’a encore été communiquée concernant le nombre exact de braquages attribués au réseau ni la valeur totale des biens dérobés.
Les suspects devraient être présentés devant la justice dans les prochains jours.
Pendant ce temps, cette affaire continue d’alimenter le débat au Ghana sur les défis liés à la lutte contre la corruption et à la sécurisation du secteur aurifère, pilier essentiel de l’économie nationale.
Rédaction DUNIA NEW’S














