UKRAINE : « NOUS NE LÂCHERONS PAS KIEV » MACRON AFFICHE LA DÉTERMINATION DE L’EUROPE FACE À LA RUSSIE ET AUX INCERTITUDES AMÉRICAINES.
Votre Pub ici !
Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé avec fermeté le soutien des Européens à l’Ukraine. Vendredi 16 octobre 2026, à l’issue d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, il a assuré que les Européens ne laisseraient pas tomber Kiev, malgré les incertitudes entourant la position des États-Unis sous Donald Trump.

« Nous ne lâcherons pas l’Ukraine et les Ukrainiens parce que c’est une guerre de résistance face à la guerre d’agression russe », a déclaré le chef de l’État français lors d’une conférence de presse. Il a également insisté sur la responsabilité des Européens : « Le rôle des Européens, c’est de tenir leur ligne. »
Macron appelle les Européens à maintenir le cap
Les déclarations du président français interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques autour de la guerre en Ukraine et d’incertitudes sur la continuité du soutien américain à Kiev.
Face à ce qu’il a qualifié d’« ambiguïtés » de certains partenaires, dans une allusion apparente à Donald Trump, Emmanuel Macron a appelé les pays européens à maintenir leur engagement. Pour Paris, le soutien à l’Ukraine ne relève pas uniquement d’un choix politique ou d’un geste de solidarité : il touche directement à la sécurité du continent.
« Ce n’est pas notre bon vouloir d’aider l’Ukraine. C’est notre intérêt et c’est l’unanimité des Européens, et c’est notre sécurité », a-t-il également déclaré, selon les propos rapportés par Le Monde.
Cette position traduit la volonté française de voir les Européens assumer une part importante de l’effort diplomatique, financier et militaire nécessaire à la résistance ukrainienne, alors que la fiabilité de l’engagement américain suscite de nouvelles interrogations.
L’Ukraine réclame 70 milliards d’euros supplémentaires
Le sommet de Bruxelles a également été marqué par l’intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Face aux dirigeants des Vingt-Sept, il a demandé un soutien supplémentaire de 70 milliards d’euros pour 2027, afin de couvrir une partie des besoins financiers de son pays dans la poursuite de la guerre.
Selon les informations rapportées à l’issue de la rencontre, le financement de l’année 2026 est assuré, mais les besoins de 2027 ne sont que partiellement couverts. L’Union européenne doit donc examiner les moyens de combler le déficit annoncé par Kiev.
Pour les autorités ukrainiennes, cette aide est essentielle afin de poursuivre les opérations de défense, de protéger les infrastructures et de maintenir le fonctionnement de l’État malgré les conséquences du conflit.
La question financière devient ainsi un enjeu majeur pour les Européens : maintenir leur soutien suppose de trouver des ressources supplémentaires et de parvenir à un accord entre les États membres sur les modalités de financement.
Défendre l’Ukraine, mais aussi la sécurité européenne
Emmanuel Macron a également souligné l’importance d’aider l’Ukraine à renforcer ses capacités de défense. Il a notamment évoqué le travail engagé pour améliorer les dispositifs d’alerte avancée face aux tirs de missiles russes, ainsi que les moyens permettant au pays de mieux anticiper les attaques.
Cette assistance vise à renforcer la capacité de l’Ukraine à protéger sa population et ses infrastructures. Elle intervient alors que les frappes russes continuent de peser sur la situation militaire et humanitaire du pays.
Pour le président français, abandonner le soutien à Kiev reviendrait à exposer davantage les intérêts sécuritaires européens. Cette lecture explique pourquoi Paris défend la poursuite de l’aide, même dans l’hypothèse où Washington réduirait son engagement.
Une Europe prête à prendre davantage de responsabilités ?
Les déclarations de Macron soulèvent une question essentielle : l’Europe peut-elle maintenir durablement son soutien à l’Ukraine si l’engagement américain diminue ?
Les pays européens disposent de ressources économiques, diplomatiques et militaires importantes, mais leur capacité à remplacer entièrement les États-Unis ne peut être considérée comme acquise. Le financement de l’aide, les capacités militaires disponibles et la coordination entre les gouvernements restent des défis majeurs.
Le sommet de Bruxelles montre néanmoins que les dirigeants européens cherchent à préserver leur soutien à Kiev et à examiner de nouvelles solutions pour répondre aux besoins ukrainiens.
Le message d’Emmanuel Macron est donc clair : les incertitudes venues de Washington ne doivent pas conduire l’Europe à abandonner l’Ukraine. Reste à savoir si cette détermination politique pourra se traduire par des engagements financiers et militaires suffisants dans la durée.
Rédigé par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S













