
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement rejeté l’idée d’organiser des élections alors que la guerre avec la Russie se poursuit. Selon lui, un scrutin organisé dans les conditions actuelles constituerait une menace majeure pour l’unité du pays et pourrait fragiliser l’effort de guerre face à Moscou.
« Un tsunami » pour l’Ukraine
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S’exprimant devant la presse à Kiev, Volodymyr Zelensky a estimé que la tenue d’élections en pleine guerre représenterait un risque considérable pour le pays. Le chef de l’État a comparé un tel scénario à un « tsunami » susceptible de « fracturer » ou même de « détruire » l’Ukraine en créant des divisions internes à un moment où l’unité nationale est jugée essentielle.
Le président ukrainien a rappelé que la priorité demeure la défense du territoire face à l’invasion russe, estimant que l’énergie du pays doit rester concentrée sur l’effort militaire et la préservation de sa souveraineté.
La sortie remarquée de Mykhaïlo Fedorov.
Cette prise de position intervient quelques jours après l’appel lancé par l’ancien ministre ukrainien de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, limogé en juillet dernier. Dans une vidéo largement relayée, celui-ci a plaidé pour la mise en place d’un mécanisme permettant l’organisation d’élections malgré le conflit. Il a notamment invoqué la nécessité de restaurer pleinement le processus démocratique et de répondre aux inquiétudes liées à la gouvernance et à la corruption.
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Son intervention est considérée par plusieurs observateurs comme le défi politique le plus direct adressé à Zelensky depuis le début de l’invasion russe en février 2022.
Une question sensible en Ukraine.
La législation ukrainienne interdit actuellement la tenue d’élections sous le régime de la loi martiale, en vigueur depuis le début de l’offensive russe. Au-delà du cadre légal, les autorités soulignent les difficultés pratiques liées à l’organisation d’un scrutin alors que des millions d’Ukrainiens sont déplacés, que certaines régions sont occupées ou sous le feu des combats et que la sécurité des électeurs ne peut être garantie.
Selon un récent sondage cité par Reuters, une majorité d’Ukrainiens estime que les élections devraient attendre la fin des hostilités.
Un débat qui révèle des tensions politiques.
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Si les appels à davantage de transparence et à la lutte contre la corruption continuent de gagner en visibilité, plusieurs figures de la société civile et même certains soutiens de Fedorov ont pris leurs distances avec son projet électoral, estimant qu’un scrutin en temps de guerre pourrait affaiblir davantage le pays.
Dans un contexte marqué par les offensives russes, les difficultés économiques et plusieurs affaires de corruption, ce débat met en lumière les tensions politiques qui traversent l’Ukraine après plus de quatre ans de guerre à grande échelle.
Rédaction DUNIA NEW’S















