UNESCO : le retrait des États-Unis en 2026 suscite une onde de choc au sein des Nations Unies

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UNESCO : le retrait des États-Unis en 2026 suscite une onde de choc au sein des Nations Unies

Par Imam chroniqueur
Babacar Diop

New York, le 22 juillet 2025 – Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé son « profond regret » à l’annonce officielle du retrait des États-Unis de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), prévu pour le 31 décembre 2026. Ce désengagement, annoncé dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes, remet en question l’attachement de Washington aux valeurs du multilatéralisme.

Un retrait qui réactive de vieilles blessures

Le retrait américain, motivé par l’admission de la Palestine comme État membre de l’UNESCO et des désaccords avec la ligne actuelle de l’organisation, n’est pas une première. Il fait écho à la décision de 2018, lorsque les États-Unis, sous l’administration Trump, avaient quitté l’institution en dénonçant un prétendu biais « anti-israélien » et des « problèmes de gouvernance ». Washington avait toutefois réintégré l’agence en 2023, sous la présidence de Joe Biden, dans une tentative de réengagement international.

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António Guterres déplore une rupture avec l’histoire

Dans une déclaration transmise par son porte-parole, Stéphane Dujarric, le chef de l’ONU a rappelé le rôle historique et fondateur des États-Unis au sein de l’UNESCO, appelant les pays membres à ne pas se détourner de leur engagement, même dans les périodes de désaccords :

« Le multilatéralisme se construit dans la persévérance et le dialogue, pas dans le repli », a-t-il martelé.

Une tension alimentée par les critiques israéliennes

Le ministre israélien Gideon Sa’ar a de son côté accusé l’UNESCO de se livrer à une « politisation » de ses actions, en « ciblant exclusivement Israël ». Interrogé sur ces propos, Stéphane Dujarric a répondu que l’ONU ne pouvait être tenue responsable des prises de position adoptées par les États membres eux-mêmes.
Il a par ailleurs rappelé l’engagement de l’organisation dans la lutte contre l’antisémitisme et les efforts menés en faveur de la mémoire de la Shoah, précisant que « c’est par la participation active que l’on influe sur l’agenda des institutions multilatérales, non par l’absence ».

L’UNESCO dénonce un coup porté au multilatéralisme

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a également regretté la décision américaine. Elle a qualifié ce retrait de « contraire aux principes fondamentaux du multilatéralisme » et a invité les États à « faire preuve de cohérence entre leurs critiques et leur engagement concret au sein des instances internationales ».

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Une décision aux lourdes conséquences symboliques

Alors que les défis globaux – éducation, changement climatique, mémoire historique, préservation du patrimoine – exigent plus que jamais une coopération internationale, la décision des États-Unis de se retirer envoie un signal d’isolement inquiétant. Pour plusieurs observateurs, ce désengagement pourrait affaiblir la crédibilité américaine sur la scène internationale, tout en renforçant les voix appelant à une réforme profonde des instances onusiennes.

Imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com

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