
Les discussions diplomatiques entre États-Unis et Iran semblent entrer dans une phase décisive. Selon des informations relayées par Arabiya, un projet d’accord serait actuellement en cours de finalisation entre les deux pays avec une médiation assurée par Pakistan.
Le média affirme avoir obtenu une version finale du document de négociation et indique que des annonces officielles pourraient intervenir dans les prochaines heures, même si aucune confirmation publique définitive n’a encore été faite par Washington ou Téhéran.
Islamabad au centre des négociations
Selon plusieurs sources diplomatiques citées ces dernières semaines par des médias internationaux, le Pakistan joue un rôle croissant dans les discussions indirectes entre les deux puissances rivales.
D’après les informations rapportées, les États-Unis auraient transmis une nouvelle proposition à l’Iran par l’intermédiaire de canaux pakistanais. Les autorités iraniennes examineraient actuellement le texte sans avoir encore donné de réponse officielle.
L’agence Reuters avait déjà révélé ces derniers jours qu’un projet iranien révisé avait été transmis à Washington via Islamabad dans le cadre d’efforts diplomatiques visant à éviter une nouvelle escalade régionale.
Selon les éléments relayés par Al Arabiya et d’autres sources proches des négociations, plusieurs mesures majeures figureraient dans le projet actuellement discuté : un cessez-le-feu immédiat et global sur l’ensemble des fronts ; un engagement mutuel à ne pas viser les infrastructures stratégiques ; la garantie de la liberté de navigation dans le golfe Persique et dans le détroit d’Ormuz ; la mise en place d’un mécanisme conjoint de surveillance maritime ; une levée progressive des sanctions contre l’Iran en échange du respect des engagements pris ; ainsi que l’ouverture rapide de nouvelles négociations sur les points restant en suspens.
Le texte prévoirait également que les discussions techniques et politiques reprennent dans un délai maximal de sept jours.
Le dossier du détroit d’Ormuz demeure l’un des sujets les plus sensibles des négociations actuelles. Ce passage maritime stratégique, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, est devenu un point majeur de tension entre Washington et Téhéran ces derniers mois.
Plusieurs médias internationaux ont récemment évoqué des discussions autour d’un mécanisme destiné à garantir la sécurité maritime dans la zone.
Le projet d’accord mentionné par Al Arabiya prévoirait justement un système conjoint de supervision afin d’assurer la liberté de circulation des navires commerciaux dans la région.
Des analystes estiment qu’un compromis sur cette question pourrait contribuer à réduire les tensions militaires et à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux, fortement affectés par les inquiétudes autour du Golfe.
Malgré les signaux positifs évoqués par plusieurs médias, les négociations restent extrêmement sensibles. Les divergences persistent notamment sur le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines et les garanties de sécurité réclamées par Téhéran.
Le vice-président américain JD Vance a récemment affirmé que Washington souhaitait privilégier la voie diplomatique tout en restant prêt à agir militairement si aucun accord satisfaisant n’était trouvé.
Du côté iranien, les autorités continuent d’exiger des garanties solides concernant la levée des sanctions et la fin des pressions militaires occidentales.
Pour l’heure, aucune annonce officielle conjointe n’a encore confirmé la conclusion définitive d’un accord. Toutefois, plusieurs observateurs considèrent que ces discussions représentent l’une des tentatives diplomatiques les plus importantes entre les deux pays depuis plusieurs années.
Rédaction DUNIA NEW’S














