Au Bénin, un jeune agronome jugé pour un post Facebook évoquant Ibrahim Traoré
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Un jeune agronome béninois comparaît devant la justice après une publication sur les réseaux sociaux qui lui vaut aujourd’hui une lourde réquisition du parquet. L’affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’usage des réseaux sociaux au Bénin.
Le prévenu est poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour un message publié sur sa page Facebook.
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Dans cette publication, il écrivait : « il nous faut des Ibrahim Traoré au Bénin », en référence au président burkinabè Ibrahim Traoré.
Le message a rapidement suscité de nombreuses réactions en ligne. Plusieurs internautes ont signalé le contenu aux autorités, déclenchant une procédure judiciaire.
Selon les éléments du dossier, le post a été transmis au Centre national d’investigations numériques (CNIN), l’unité spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité.
Après enquête, l’auteur de la publication a été interpellé, placé en garde à vue puis présenté au parquet spécial près la CRIET, qui a ordonné son placement en détention préventive.
Lors de l’audience du jeudi 30 avril 2026, le ministère public a requis 12 mois de prison ferme , 5 millions de francs CFA d’amende
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Le parquet reproche au prévenu des faits de harcèlement par voie électronique et d’incitation à la violence.
La défense, de son côté, a plaidé la relaxe, estimant que la qualification des faits reste discutable et que le doute doit bénéficier à l’accusé.
Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a mis l’affaire en délibéré. Le jugement est attendu pour juin 2026.
En attendant, l’agronome retourne en détention préventive.
Cette affaire suscite déjà des discussions sur l’encadrement des propos publiés sur les réseaux sociaux et les limites de la liberté d’expression dans le pays.
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L’information a notamment été relayée par le média béninois Libre Express, à l’origine des premières révélations sur le dossier.
Rédaction DUNIA NEW’S













