BÉNIN – CRIET : 45 millions FCFA versés dans l’espoir d’obtenir un poste de ministre
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Un tradipraticien affirme avoir déboursé 45 millions de FCFA entre 2018 et 2026 pour obtenir une nomination au gouvernement, notamment au ministère de la Culture. Deux hommes sont poursuivis dans cette affaire présumée d’escroquerie.
Une affaire pour le moins surprenante est examinée devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Jeudi 29 octobre 2026, deux hommes ont comparu dans un dossier portant sur une somme de 45 millions de FCFA, qu’un tradipraticien affirme avoir versée dans l’espoir d’obtenir un portefeuille ministériel.
Selon les déclarations du plaignant, installé à Bohicon et membre de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) à Savalou, son ambition politique aurait été exploitée par des personnes qui lui auraient fait miroiter une nomination au gouvernement.
Dans son témoignage, il explique avoir d’abord été orienté vers un individu surnommé « Caïman », présenté comme un proche du chef de l’État de l’époque. Cette première démarche n’aurait cependant pas abouti.
Il affirme ensuite avoir rencontré un agent de l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP), qui lui aurait assuré entretenir des relations avec les enfants de l’ancien président Patrice Talon.
Des cadeaux et plusieurs versements présumés
Le plaignant soutient également avoir acheté plusieurs cadeaux qui auraient été destinés à l’un des fils de l’ancien chef de l’État.
Par la suite, il aurait été mis en contact avec Gilbert Dakè Kpotokan II, administrateur culturel, qui se serait présenté comme conseiller de l’ancien président. Ce dernier lui aurait fait comprendre que son profil pouvait intéresser les autorités et qu’une nomination au ministère de la Culture était envisageable.
Pour faciliter cette éventuelle promotion, le tradipraticien affirme avoir été invité à effectuer des démarches auprès de certains conseillers. Il dit avoir commencé par un versement de 2,5 millions de FCFA, avant d’effectuer plusieurs autres paiements au fil des années.
Au total, il affirme avoir déboursé 45 millions de FCFA entre 2018 et 2026, sans jamais obtenir la nomination promise.
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La CRIET renvoie le dossier au 3 décembre
À l’issue de cette première audience, la juridiction spéciale a renvoyé l’affaire au jeudi 3 décembre 2026 pour la poursuite de la procédure.
À ce stade, les faits rapportés reposent essentiellement sur les déclarations du plaignant. Les responsabilités des personnes mises en cause restent à établir devant la justice.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question des promesses de nominations politiques et des pratiques présumées de monnayage de postes au sein des sphères de pouvoir.
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