
Au Botswana, le Parlement facilite la mise en œuvre de la filière légale du cannabis. Une modification de la loi sur le développement industriel doit supprimer les chevauchements réglementaires avec le Cannabis Act de 2025.
La filière reste limitée aux usages médicaux, scientifiques, de recherche et industriels.
Deux licences pilotes déjà accordées
Le Parlement du Botswana a adopté en juillet 2026 une modification de la loi sur le développement industriel afin de faciliter la mise en œuvre de la filière légale du cannabis.
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Le dispositif concerne exclusivement les usages médicaux, scientifiques, de recherche et industriels, et ne légalise pas la consommation récréative.
Le texte, présenté comme l’Industrial Development (Amendment) Bill No. 3 of 2026, aligne l’Industrial Development Act de 2019 sur le Cannabis Act de 2025. Selon le compte rendu officiel publié le 23 juillet, l’objectif est d’éviter que la fabrication et la transformation des produits du cannabis relèvent de procédures réglementaires qui se chevauchent.
Le Cannabis Act a été adopté par le Parlement le 19 août 2025. Les règlements d’application publiés le 12 janvier 2026 encadrent notamment les licences de culture, de fabrication, d’importation, d’exportation, de transport, de distribution et de recherche.
Dans un document budgétaire présenté au Parlement en mars 2026, le ministère des Terres et de l’Agriculture indiquait que l’Autorité nationale de contrôle du cannabis avait commencé ses activités. Une ferme publique située à Dibete a été retenue pour la première phase de culture.
Deux licences pilotes déjà accordées
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Le même document officiel fait état de deux licences pilotes de culture déjà accordées, tandis que d’autres demandes sont en cours d’examen. Les entreprises autorisées doivent collaborer avec l’Institut national de recherche et de développement agricoles, notamment pour la recherche et le transfert de compétences.
La réglementation impose des autorisations distinctes selon les activités et prévoit des exigences de sécurité, de traçabilité et de contrôle. Le gouvernement présente ainsi le cannabis comme une filière réglementée à forte valeur ajoutée, et non comme l’ouverture d’un marché de consommation générale.
Cette politique s’inscrit dans la recherche de nouveaux relais de croissance pour une économie encore très dépendante du diamant. Le Botswana rejoint plusieurs pays d’Afrique australe, dont le Lesotho, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, qui ont établi des cadres pour certains usages médicaux ou industriels du cannabis.
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Les autorités n’ont pas encore publié d’objectif consolidé sur les investissements attendus, les surfaces qui seront cultivées ou les volumes destinés à l’exportation. La dernière étape parlementaire annoncée en juillet portait d’abord sur la clarification des compétences entre les organismes chargés d’autoriser et de contrôler la filière.
Patrice Assiongbon SOWANOU















