Cameroun : cinq enfants meurent après un repas suspect à Diang, une enquête est en cours
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Dans le village Mbeth II, arrondissement de Diang (Est), un simple repas familial s’est transformé en drame. Cinq enfants sont morts et dix autres personnes sont hospitalisées, tandis qu’une enquête tente d’éclaircir l’origine d’une intoxication qui secoue toute une communauté.
À Mbeth II, village paisible de l’Est, la journée avait commencé comme toutes les autres. Une famille se réunit autour d’un plat quotidien, du couscous accompagné de mbol. Quelques heures plus tard, les premiers signes de malaise apparaissent, d’abord discrets, puis alarmants.
Cinq enfants âgés de 13 mois, 2 ans, 5 ans et 6 ans succombent avant même que l’on ne comprenne ce qui les frappe. Dix autres personnes sont transférées d’urgence dans les structures sanitaires de la région, parmi elles la femme qui avait préparé le repas.
Un proche affirme que la farine utilisée avait une odeur étrange, proche du carburant. Ce détail, aussi inquiétant que troublant, constitue aujourd’hui l’un des premiers indices étudiés par les autorités.
À Mbeth II, le silence qui a suivi la nouvelle en dit long sur la profondeur du traumatisme. Les familles, les voisins, les habitants racontent un sentiment d’incompréhension totale. « Nous avons perdu des enfants qui jouaient encore ce matin-là. Personne ne comprend ce qui s’est passé », confie un villageois, encore sous le choc.
Dans cette localité où tout le monde se connaît, où les repas se partagent et les maisons restent ouvertes, la tragédie a laissé une plaie difficile à refermer.
Les autorités administratives et sanitaires ont immédiatement ouvert une enquête. Les premières vérifications portent sur l’origine de la farine, les conditions de préparation du repas ainsi que toute source possible de contamination. Des échantillons du couscous, de l’eau et des ustensiles ont été envoyés en laboratoire afin d’obtenir des résultats précis.
Cette mobilisation intervient dans un climat déjà tendu. Trois jours plus tôt, à Paki, dans la même région de l’Est, quatre autres personnes avaient perdu la vie après avoir consommé du couscous. La répétition de ces drames soulève des questions lourdes et urgentes.
L’Est du Cameroun, comme d’autres régions rurales du pays, dépend fortement de circuits informels pour l’alimentation quotidienne. La farine de maïs ou de manioc, achetée auprès de petits producteurs, échappe souvent aux contrôles rigoureux. Dans cette chaîne d’approvisionnement fragile, le moindre incident peut avoir des conséquences dramatiques, comme celles que vivent aujourd’hui Mbeth II et Paki.
Les habitants demandent désormais plus de transparence, plus de contrôles et une action concrète de l’État pour sécuriser les produits qui arrivent dans leurs foyers.
Celine Dou, pour Dunia News
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