Cameroun/ Crise anglophone: Deux policiers blessés à Bamenda au cours d’un échange de coups de feu avec les séparatistes

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Dans le cadre de la crise anglophone, deux policiers ont été grièvement blessés lors d’un échange de coups de feu avec les combattants séparatistes à Bamenda, au lieu dit Council Junction à Mankon, dans l’arrondissement de Bamenda II a-t-on appris.

Tout serait parti de la volonté des séparatistes d’imposer la ville morte lors de la journée du samedi 14 décembre 2024 afin d’honorer la mémoire de l’un d’entre eux tué des semaines plutôt par les forces de sécurité et défense camerounaise.

Une décision pas du tout au goût des policiers et qui a entraînée des affrontements avec les forces de défense ambazoniens selon plusieurs sources locales.

Des témoins oculaires ont décrit des tirs intenses qui ont semé une panique généralisée parmi les habitants. Certains bâtiments non loin du terrain d’affrontement ont reçu l’impact des balles ont-ils encore précisé.

Si l’on ne dénombre aucune victime civile, deux policiers ont été blessés et transportés à l’hôpital dans un état critique selon les mêmes sources locales. Dans une vidéo devenue virale ont les voient d’ailleurs recevoir les soins .

L’attaque a été revendiquée par les forces de défense d’Ambazonia( ADF), une milice séparatiste qui sévi à Bamenda qui parle plutôt de cinq membres des forces de sécurité camerounaise qui auraient trouvé la mort lors de cette confrontation. Une information non confirmée par les autorités régionales. Tout porte d’ailleurs à croire qu’il s’agirait plus d’une propagande que d’une information fiable a confié un journaliste local.

La crise anglophone au Cameroun est un conflit armé qui se déroule depuis 2017 dans les deux régions anglophones le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Elle oppose le gouvernement camerounais à divers groupes séparatistes qui revendiquent leur autonomie de la partie camerounaise.

Née des revendications corporatistes des avocats et enseignants anglophones, elle a progressivement basculé vers des revendications sécessionnistes en raison des réponses du gouvernement jugées insuffisantes par la partie anglophone, du refus des autorités de Yaoundé d’ouvrir un débat sur le retour au fédéralisme et de nombreuses violations des droits humains par les forces de sécurité camerounaises soulignent les séparatistes.

Plusieurs initiatives ont germées pour résoudre ce conflit. En juin 2019, la Suisse a voulu jouer un rôle de médiateur dans cette crise mais s’est confrontée au refus des autorités camerounaises qui ont plutôt privilégié l’organisation d’un grand dialogue national annoncé en grande pompe par le président Paul Biya cette année là.

Quatre années plus tard c’était autour du Canada d’essuyer un échec cuisant dans sa tentative d’enclencher un processus de paix entre les deux parties. Les autorités camerounaises avaient à l’époque démenti avoir confié à Ottawa le rôle de médiateur dans ce conflit se rappelle-t-on.

En mai 2024, Capo Daniel , ancien porte-parole des Forces de défense de l’Ambazonie (FDA) avait lui aussi appelé de manière unilatérale à la fin des hostilités soulignant attendre la réaction du gouvernement camerounais. Yaoundé lui avait aussi opposé un refus de non recevoir se rappelle-t-on.

Alors que ces nombreuses issues connaissent des échecs , sur le terrain éles violences se poursuivent. Depuis son déclenchement, ce conflit a fait plus de 6000 morts et contraint plus d’un millier de personnes déplacées.

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