
Des explosions ont été entendues dans la nuit de mercredi à jeudi à Addis-Abeba, notamment à proximité du quartier général des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et d’une base militaire. Selon des sources diplomatiques, l’hypothèse de frappes menées par de petits drones est privilégiée, sans confirmation indépendante à ce stade.
Une alliance de groupes armés opposés au gouvernement, dont le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), a revendiqué des frappes de drones dans la capitale, mais cette revendication n’a pas pu être vérifiée indépendamment. Aucun bilan humain n’a pour l’instant été communiqué.
Ces explosions interviennent alors que les combats ont repris dans le nord de l’Éthiopie entre les forces fédérales et des groupes armés liés au TPLF. Elles constituent un développement notable, Addis-Abeba ayant jusqu’ici été épargnée par les affrontements de cette nouvelle phase du conflit.
La situation intervient également dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par la rupture récente des relations diplomatiques entre l’Éthiopie et l’Érythrée.
Patrice Assiongbon Sowanou















