
Le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) a annoncé une mesure radicale qui risque de perturber profondément l’année universitaire 2026-2027. Par un communiqué officiel publié en ce début septembre, le Bureau exécutif national du SYNES (BEN-SYNES) a décrété une grève illimitée dans l’ensemble des universités publiques du Cameroun, accompagnée d’une rentrée académique morte, synonyme de suspension totale de toutes les activités d’enseignement et de recherche.
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Cette décision a été prise à l’issue d’une session extraordinaire tenue par visioconférence le jeudi 3 septembre. La professeure Wogaing Fotso J., secrétaire générale du BEN-SYNES, a indiqué que le syndicat a examiné avec rigueur la situation financière et sociale préoccupante dans les établissements supérieurs. Si le SYNES salue dans un premier temps la mobilisation exemplaire et la discipline de ses membres, il déplore vivement la persistance du non-paiement des sommes dues au titre du 4e trimestre 2025 et des trimestres déjà écoulés de 2026. À cela s’ajoute l’épineuse question de la dette académique, qui reste entièrement impayée, plongeant les enseignants dans une précarité croissante.
Par ailleurs, le BEN-SYNES fustige l’indifférence persistante des autorités étatiques face aux demandes répétées du corps enseignant. Le gouvernement est accusé de faire preuve de silence et de mépris concernant le dialogue social et la gouvernance universitaire, ce qui a conduit le syndicat à durcir sa position. Pour lever ce mot d’ordre, les enseignants exigent une suite favorable à la demande d’audience adressée au président de la République le 20 janvier 2025, le paiement intégral des arriérés de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche, ainsi que l’apurement total de la dette académique. Malgré cette fermeté, le SYNES réaffirme sa disponibilité à un dialogue sincère et constructif pour préserver les droits et la dignité des enseignants du supérieur.
Patrice Assiongbon SOWANOU















