
La liberté d’expression face à la justice béninoise ?
Le parquet spécial de la CRIET a requis 60 mois de prison ferme et 10 millions de FCFA d’amende contre un jeune homme poursuivi notamment pour harcèlement, apologie de coup d’État et incitation à la rébellion.
L’affaire fait suite à plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux après la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025.
Selon le parquet, le prévenu aurait notamment affirmé que le président Patrice Talon aurait lui-même organisé un coup d’État pour se maintenir au pouvoir.
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Dans d’autres publications, il aurait également exprimé sa satisfaction face à la tentative de renversement du pouvoir et estimé que cette situation pouvait permettre au Bénin de rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES).
Interpellé puis placé en détention, le jeune homme a comparu devant la CRIET le 27 août 2026.
Au cours de l’audience, il a reconnu les faits et demandé la clémence de la Cour.
Le parquet a alors requis :
🔹 5 ans de prison ferme
🔹 10 millions de FCFA d’amende
Mais attention : il ne s’agit pas encore d’une condamnation. La réquisition du procureur constitue une demande adressée à la Cour. Les juges doivent encore rendre leur décision.
Le verdict est attendu le 15 octobre 2026.
Cette affaire pose une question qui dépasse le seul cas du prévenu : jusqu’où peut aller la liberté d’expression sur les réseaux sociaux lorsqu’une publication est considérée par la justice comme une apologie d’un coup d’État ou une incitation à la rébellion ?
La justice doit-elle sévir pour protéger l’ordre public, ou faut-il craindre que certaines poursuites ne réduisent l’espace de la liberté d’expression ?
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