Voilà près de quatre ans que la ville de Meri héberge d’anciens ex-combattants de Boko Haram. Les autorités administratives de cette localité, située dans le département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord, estiment leur nombre à plus de 700. Ces anciens membres de la secte islamique ont accepté de déposer les armes pour réintégrer la vie sociale. La cérémonie officielle marquant leur réinsertion s’est déroulée hier mercredi 18 décembre 2024 à Meri a-t-on informé.
Ces anciens combattants participent au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) lancé par le Cameroun en 2018. Si les premières initiatives de ce type se déroulent dans la ville de Mora, c’est Meri qui, cette fois, sert de cadre à cette opération. Une opération qui s’est achevée sans « incidents majeurs » , comme l’a souligné Yaya Ali, le sous-préfet de Meri. « On a plutôt observé une symbiose entre les ex-combattants et la population d’accueil », a déclaré l’administrateur civil à la presse.
Pour garantir la réussite de cette opération, Yaya Ali a mené une campagne de sensibilisation auprès de la population de Meri, afin qu’elle offre à ces ex-combattants l’hospitalité nécessaire à leur réinsertion. De leur côté, les anciens membres de Boko Haram se sont impliqués dans diverses activités destinées à faciliter leur réintégration dans la vie active. D’ailleurs, selon le sous-préfet de Meri, plusieurs d’entre eux expriment désormais le souhait de s’installer définitivement dans cette localité.
Ce type d’initiative est encadré par le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (Noso). Placé sous l’autorité du Premier ministre, ce comité met à disposition des cadres d’accueil visant à faciliter le retour des soldats repentis à la vie sociale.















