
Promulguée en juillet, la loi sur le commerce intérieur réserve certaines activités de proximité aux seuls « Comoriens d’origine ». À Moroni, cette disposition inquiète notamment les ressortissants malgaches installés au marché de Volo-Volo.
Selon un reportage de l’AFP relayé par Africanews le 5 octobre, le dispositif n’était pas encore appliqué au moment des témoignages recueillis. Mais la perspective de perdre leur activité fragile déjà les projets des commerçants concernés.
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Une restriction qui touche aussi les naturalisés
Le texte vise les activités exercées à petite échelle, avec un faible capital et peu d’investissements. Le commerce de quartier, la vente ambulante et certains services personnels ou artisanaux entrent dans cette catégorie.
La distinction retenue dépasse la seule opposition entre nationaux et étrangers. Les bénéficiaires de cette exclusivité sont les citoyens ayant acquis la nationalité comorienne par filiation. Les personnes naturalisées en sont donc également exclues.
Le gouvernement présente cette réforme comme un moyen de mieux encadrer le commerce intérieur et de protéger les activités économiques locales. Ses détracteurs contestent toutefois une restriction susceptible de précariser des personnes déjà établies dans l’archipel.
Patrice Assiongbon Sowanou















