
Le Ghana va officiellement demander son adhésion aux BRICS, après l’approbation de sa candidature par le gouvernement. L’annonce a été faite le 6 octobre 2026 à Accra par le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.
Selon le ministre, cette démarche vise à diversifier les partenariats internationaux du Ghana, élargir ses possibilités de financement et d’investissement et renforcer sa coopération avec les pays du Sud global. Accra entend notamment utiliser cette ouverture pour soutenir l’industrialisation, créer des emplois et favoriser une meilleure valorisation de ses ressources naturelles.
Le Ghana précise toutefois que cette orientation ne signifie pas un abandon de ses partenaires traditionnels, notamment les institutions de Bretton Woods. Pour Accra, l’adhésion aux BRICS offrirait davantage « d’options » dans sa stratégie de développement.
Le Ghana a déjà sollicité le soutien de l’Inde. En visite officielle à Accra, le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, s’est dit favorable aux aspirations ghanéennes, tout en rappelant que l’adhésion devra être examinée collectivement par les membres des BRICS.
Les BRICS comptent actuellement 11 membres, dont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Indonésie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le Ghana devient ainsi un nouveau pays africain à manifester officiellement son intérêt pour le groupe.
Patrice Assiongbon Sowanou















