
Le gouvernement ivoirien franchit une nouvelle étape dans la modernisation et la régulation de la filière café-cacao. À compter du 1er septembre 2026, date marquant l’ouverture de la campagne principale, tout producteur devra obligatoirement disposer d’une carte de producteur pour commercialiser sa récolte.
Cette mesure, annoncée dans le cadre des réformes engagées par les autorités, vise à renforcer la traçabilité des produits agricoles, améliorer la gouvernance du secteur et disposer d’une meilleure connaissance des acteurs intervenant dans la chaîne de production.
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Selon les autorités ivoiriennes, la carte de producteur permettra de constituer une base de données fiable des exploitants agricoles exerçant dans les filières café et cacao.
L’objectif est de connaître avec précision le nombre de producteurs, leur localisation, la taille de leurs exploitations ainsi que leurs capacités de production.
Cette identification devrait également faciliter la mise en œuvre des politiques publiques destinées à soutenir les agriculteurs et à améliorer leurs conditions de travail.
Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire est engagée depuis plusieurs années dans un vaste chantier de modernisation de la filière afin de répondre aux nouvelles exigences du marché international.
Les principaux acheteurs, notamment en Europe et en Amérique du Nord, exigent désormais davantage de garanties concernant l’origine des fèves, les conditions de production et la lutte contre certaines pratiques illégales.
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La généralisation de la carte de producteur s’inscrit ainsi dans la stratégie nationale visant à assurer une meilleure traçabilité du café et du cacao ivoiriens depuis les plantations jusqu’aux circuits d’exportation.
Les autorités estiment que cette réforme contribuera à réduire certaines pratiques irrégulières observées dans le secteur.
Grâce à un système d’identification unique, il sera plus facile de contrôler les transactions, de vérifier l’origine des produits commercialisés et de limiter les risques de fraude ou de ventes effectuées en dehors des circuits officiels.
Cette mesure pourrait également permettre de mieux protéger les revenus des producteurs et d’assurer une plus grande transparence dans les opérations de commercialisation.
À moins de trois mois de l’entrée en vigueur de la réforme, les producteurs sont invités à accomplir les démarches nécessaires pour obtenir leur carte.
Les autorités rappellent qu’à partir du 1er septembre 2026, aucune vente de café ou de cacao ne pourra être effectuée sans la présentation de ce document.
Cette exigence concernera l’ensemble des producteurs opérant sur le territoire national.
La filière café-cacao demeure l’un des piliers de l’économie ivoirienne. Elle fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes et représente une part importante des recettes d’exportation du pays.
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Dans ce contexte, les autorités considèrent que la professionnalisation du secteur et le renforcement des mécanismes de contrôle constituent des leviers essentiels pour garantir sa compétitivité et sa durabilité.
Avec l’entrée en vigueur de la carte de producteur obligatoire, la Côte d’Ivoire entend ainsi poursuivre ses efforts de modernisation d’une filière stratégique pour son développement économique.
Rédaction DUNIA NEW’S.















