CÔTE D’IVOIRE : LE « ROI ZOVIZO » INTERPELLÉ, LES DÉRIVES SECTAIRES À NOUVEAU AU CŒUR DES INQUIÉTUDES

Votre Pub ici !

Partager cet article
CÔTE D’IVOIRE : LE « ROI ZOVIZO » INTERPELLÉ, LES DÉRIVES SECTAIRES À NOUVEAU AU CŒUR DES INQUIÉTUDES

ABIDJAN — Une affaire impliquant un homme se présentant sous le nom de « Roi Zovizo » suscite depuis quelques jours de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Selon les informations qui circulent, l’intéressé aurait été interpellé vendredi 21 août 2026 par les forces de sécurité ivoiriennes.

Cette interpellation, qui reste à confirmer officiellement par les autorités ivoiriennes, intervient alors que l’homme aurait développé en Côte d’Ivoire un discours à forte dimension religieuse et mystique, attirant autour de lui plusieurs sympathisants.

Un personnage qui revendique une mission spirituelle

Présent sur les réseaux sociaux, notamment à travers des contenus diffusés sur YouTube et WhatsApp, « Zovizo » se présente comme une figure investie d’une mission divine et évoque notamment l’avènement d’un « Règne millénaire ».

Selon des témoignages et récits largement relayés sur les réseaux sociaux, son parcours serait lié au mouvement religieux de Gbanamè au Bénin. Plusieurs affirmations circulant à son sujet font également état d’un rapprochement avec Vicentia Tchranvoukini, figure controversée associée à ce mouvement.

Ces éléments doivent toutefois être distingués des faits établis et vérifiés par les autorités compétentes.

La Côte d’Ivoire face au risque de dérives sectaires

Au-delà du cas personnel de « Roi Zovizo », cette affaire pose une question plus large : jusqu’où l’État doit-il intervenir lorsqu’un mouvement religieux ou spirituel commence à exercer une influence importante sur des personnes vulnérables ?

La liberté de religion et de croyance constitue un principe fondamental. Mais elle ne saurait, dans un État de droit, servir de couverture à d’éventuelles escroqueries, violences, manipulations, atteintes à la dignité humaine ou mises en danger de personnes.

C’est précisément sur cette frontière entre liberté de croyance et protection des citoyens que les autorités sont appelées à agir avec discernement.

Le précédent béninois

Au Bénin, les controverses liées au phénomène Gbanamè ont déjà suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion publique. Des accusations de spoliation, de manipulation et de dérives religieuses ont été formulées au fil des années à l’encontre de certains responsables et adeptes du mouvement.

Ces accusations, lorsqu’elles sont formulées publiquement, doivent naturellement être établies par des enquêtes et des décisions judiciaires avant d’être considérées comme des faits.

L’affaire « Zovizo » pourrait néanmoins relancer le débat sur la manière dont les autorités béninoises et ivoiriennes doivent prévenir les dérives sectaires tout en respectant la liberté de conscience.

Une vigilance nécessaire

Si l’interpellation annoncée est confirmée, les autorités ivoiriennes devront désormais déterminer les circonstances exactes de l’affaire, les éventuelles infractions reprochées à l’intéressé ainsi que l’existence ou non d’un réseau organisé autour de ses activités.

Pour Dunia News, l’enjeu dépasse donc la seule personne de « Roi Zovizo ». Il concerne la nécessité pour les pouvoirs publics de protéger les citoyens contre toute forme d’exploitation de leur foi, de leur vulnérabilité ou de leur détresse.

La liberté de croire doit être protégée. Mais la liberté de croire ne doit jamais devenir un permis d’exploiter, de manipuler ou de mettre en danger autrui.

Dunia News — La voix de ceux qu’on n’entend pas.

#DuniaNews #CôteDIvoire #Abidjan #Bénin #Gbanamè #Zovizo #Religion #DérivesSectaires #Société #Sécurité #Justice #LaVoixDeCeuxQuOnNEntendPas

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci