Coton africain : malgré des pluies capricieuses et des ravageurs, le Togo tire son épingle du jeu

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Coton africain : malgré des pluies capricieuses et des ravageurs, le Togo tire son épingle du jeu

Lomé a vibré pendant quatre jours au rythme des débats sur l’avenir du coton ouest-africain. Si la campagne 2024-2025 a souffert de conditions climatiques difficiles et d’attaques de jassides, un pays se distingue : le Togo, dont les rendements flirtent avec la tonne. Rendez-vous est pris pour 2027 au Bénin.
Près de 200 experts, producteurs, chercheurs et industriels venus de huit pays membres et de nations partenaires ont planché sur la santé d’une filière stratégique pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le verdict de la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) est sans appel : la campagne écoulée a été éprouvante, mais des lueurs d’espoir pointent à l’horizon.

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Partout, les ciels ont été capricieux. « La répartition spatio-temporelle irrégulière des pluies a réduit les superficies cultivées dans l’ensemble des pays membres », a résumé Tete AWOKOU, président du PR-PICA, au micro de La Référence africaine. Résultat : une tendance baissière généralisée de la production et des rendements. Tous les pays ont vu leur courbe fléchir. Tous, sauf un.
Le Togo, lui, a signé une performance remarquable avec un rendement avoisinant la tonne. Une contre-performance qui interroge et que les acteurs entendent bien analyser pour l’ériger en modèle.

Autre nuage à l’horizon : les attaques de jassides, ces insectes ravageurs qui ont sévi durant la campagne 2024-2025. Mais là encore, la situation s’améliore. « Grâce aux matières actives mises au point par les chercheurs du programme, ces ravageurs ont été mieux gérés en 2025-2026 », s’est félicité Tété AWOKOU.

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Les avancées scientifiques ne s’arrêtent pas là. Sur le front de l’amélioration variétale, les perspectives sont jugées « très prometteuses ». Objectif affiché d’ici cinq ans : disposer d’une variété à la fois tolérante et résiliente face aux aléas climatiques et biologiques. Des fiches techniques, validées lors des assises de Lomé, permettront désormais d’accompagner plus efficacement les producteurs sur le terrain.

Dans tous les pays membres, les gouvernements ont joué leur partition : subventions, intrants agricoles, accompagnement technique… Un soutien jugé essentiel pour amortir les chocs et maintenir une filière souvent vitale pour l’économie rurale.

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« C’est un sentiment de satisfaction qui se dégage à travers tous les participants », a conclu le président du PR-PICA à l’issue de quatre jours d’échanges denses. Une dynamique collaborative que tous espèrent voir se renforcer d’ici au prochain chapitre.

Rendez-vous est pris. En avril 2027, c’est le Bénin qui accueillera la 19ᵉ réunion bilan. En attendant, les acteurs du coton africain repartent de Lomé avec une certitude : la résilience ne se décrète pas, elle se cultive. Parfois même, elle finit par porter ses fruits.

Par Jean-Marc Ashraf pour Dunia-news

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