
Washington – Une importante réorganisation du réseau diplomatique américain en Afrique se prépare. Selon des documents internes obtenus par l’Associated Press (AP), l’administration américaine envisage de réduire drastiquement le nombre d’ambassades et de consulats habilités à traiter les demandes de visa sur le continent africain.
D’après les informations révélées par l’AP, près de cinquante représentations diplomatiques américaines assurent actuellement le traitement des visas en Afrique. Ce nombre pourrait être ramené à seulement vingt centres régionaux au cours des prochaines semaines, dans le cadre d’une réforme portée par le Département d’État américain.
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Selon l’Associated Press, cette décision s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer le contrôle de l’immigration vers les États-Unis et à limiter les abus liés aux visas temporaires. Les autorités américaines souhaitent notamment réduire les cas de dépassement de durée de séjour et concentrer davantage les moyens humains et financiers sur certains centres stratégiques.
Des responsables américains, cités sous couvert d’anonymat par l’agence de presse, indiquent qu’une directive validée par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, prévoit la création de vingt « hubs » régionaux chargés de centraliser l’essentiel des opérations consulaires liées aux visas.
Si la réforme entre en vigueur, les ressortissants de nombreux pays africains pourraient être contraints de voyager vers un autre État pour effectuer certaines démarches consulaires ou participer à un entretien de visa.
Selon les documents révélés par l’AP, les ambassades situées hors des centres régionaux ne fermeraient pas leurs portes. Elles continueraient à assurer plusieurs missions diplomatiques, notamment l’assistance aux citoyens américains, le traitement des situations d’urgence, certaines demandes spéciales ainsi que les visas diplomatiques. En revanche, les services classiques de délivrance de visas seraient largement transférés vers les centres désignés.
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Pour de nombreux candidats aux visas, cette mesure pourrait entraîner des coûts supplémentaires liés aux déplacements, à l’hébergement et aux formalités administratives nécessaires pour se rendre dans un autre pays africain.
Selon le mémo interne cité par plusieurs médias internationaux, les vingt centres appelés à conserver l’ensemble des opérations de traitement des visas incluraient notamment Abidjan en Côte d’Ivoire, Accra au Ghana, Lomé au Togo, Dakar au Sénégal, Nairobi au Kenya, Lagos au Nigeria, Kigali au Rwanda ou encore Johannesburg en Afrique du Sud.
Cette liste témoigne de la volonté des autorités américaines de s’appuyer sur des pôles régionaux déjà dotés d’infrastructures diplomatiques importantes.
Plusieurs observateurs estiment déjà que cette réorganisation risque de compliquer davantage l’accès aux visas américains pour de nombreux Africains, en particulier ceux vivant dans des pays éloignés des futurs centres régionaux.
Des experts interrogés par différents médias soulignent également que cette mesure pourrait être perçue comme un recul de la présence diplomatique américaine sur le continent, alors même que les États-Unis cherchent à renforcer leur influence face à d’autres puissances internationales présentes en Afrique.
Pour l’heure, le Département d’État n’a pas officiellement confirmé tous les détails du projet. Toutefois, dans une déclaration relayée par l’Associated Press, l’administration américaine affirme procéder régulièrement à l’évaluation de ses opérations à l’étranger afin d’utiliser les ressources du contribuable américain de manière « efficace » et conforme aux intérêts nationaux des États-Unis.
Si elle est mise en œuvre comme prévu, cette réforme marquera l’un des changements les plus importants du dispositif consulaire américain en Afrique au cours des dernières années, avec des conséquences directes pour des milliers de demandeurs de visas à travers le continent.
Rédaction DUNIA NEW’S.















