
Abiy Ahmed a été reconduit lundi 5 octobre à la tête du gouvernement éthiopien pour un nouveau mandat de cinq ans, alors que les violences reprennent au Tigré et que les tensions avec l’Érythrée s’intensifient.
Le Premier ministre éthiopien a été reconduit à l’unanimité par la Chambre basse du Parlement, issue des législatives de juin. Son Parti de la prospérité contrôle environ 90 % des sièges et Abiy Ahmed était l’unique candidat.
Cette reconduction intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Les forces fédérales ont repris samedi Mekele, capitale du Tigré, après le retrait des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Des frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont de nouveau touché la région dans la nuit du 4 au 5 octobre. Selon des sources humanitaires, au moins 17 personnes auraient été tuées au nord-ouest de Mekele. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées indépendamment.
La reprise des combats fait craindre un retour à la guerre de 2020-2022, malgré l’accord de paix signé en 2022.
Dans le même temps, les tensions avec l’Érythrée s’aggravent autour de la question de l’accès éthiopien à la mer Rouge.
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Addis-Abeba affirme vouloir obtenir cet accès par des moyens pacifiques, tandis qu’Asmara redoute notamment une volonté de contrôler le port d’Assab.
La communauté internationale et l’Union africaine appellent à éviter une nouvelle escalade dans la Corne de l’Afrique.
Patrice Assiongbon Sowanou















