
De retour à Bangui après une tournée diplomatique à New York et à Rome, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est exprimé sur la hausse des prix des carburants, entrée en vigueur quelques jours plus tôt. Le chef de l’État a invoqué les difficultés du marché pétrolier international et les contraintes financières auxquelles fait face le gouvernement.
Le président Faustin-Archange Touadéra a regagné Bangui samedi 3 octobre 2026, après plusieurs déplacements diplomatiques. À son arrivée à l’aéroport international Bangui-M’Poko, il a été accueilli par les autorités du pays avant de répondre aux questions de la presse sur les principaux sujets de l’actualité nationale.
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Parmi les dossiers abordés figurait la hausse des prix des produits pétroliers, qui suscite depuis plusieurs jours des réactions en République centrafricaine.
Le prix du carburant revu à la hausse
Le gouvernement centrafricain a annoncé le 1er octobre une nouvelle grille tarifaire, applicable immédiatement.
Pour les particuliers, le litre de super est désormais vendu à 1 150 FCFA, contre 1 050 FCFA auparavant. Le prix du gasoil est, lui, passé de 1 250 à 1 400 FCFA le litre. Les gros consommateurs sont soumis à des tarifs encore plus élevés, fixés à 1 500 FCFA pour le super et 1 650 FCFA pour le gasoil.
Cette nouvelle hausse intervient après une baisse des prix opérée en mai 2025 et constitue, selon Radio Ndeke Luka, la troisième modification importante des prix des hydrocarbures à la pompe en trois ans.
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Touadéra évoque les crises internationales
Face aux interrogations sur cette décision, Faustin-Archange Touadéra a expliqué que la République centrafricaine subissait elle aussi les conséquences des perturbations du marché pétrolier international.
Le chef de l’État a notamment cité la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient, qui ont contribué à accentuer les difficultés liées à l’approvisionnement et aux prix des hydrocarbures. Il a souligné que même les pays producteurs de pétrole sont affectés par les fluctuations du marché international.
Une subvention de 350 FCFA par litre
Le président centrafricain a également rappelé que l’État avait pendant plusieurs années pris en charge une partie du coût des hydrocarbures.
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Selon ses explications, le gouvernement subventionnait le carburant à hauteur d’environ 350 FCFA par litre. Mais, face au poids des dépenses publiques et aux difficultés financières de l’État, cette politique ne pouvait plus être maintenue durablement, a-t-il expliqué.
Cette justification intervient alors que la hausse des carburants fait craindre de nouvelles répercussions sur le transport, les prix des marchandises et, plus largement, le coût de la vie.
Les syndicats demandent davantage de concertation
La nouvelle tarification ne fait pas l’unanimité. Les organisations syndicales ont exprimé leurs inquiétudes quant à son impact sur le pouvoir d’achat des travailleurs et sur les ménages.
Le collectif des dix centrales syndicales a notamment dénoncé l’absence de concertation préalable et demandé que les conséquences de la mesure soient examinées avec les pouvoirs publics.
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De son côté, le président Touadéra a appelé à la responsabilité, au dialogue et à la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
Un impact qui dépasse le prix à la pompe
L’augmentation des carburants intervient dans un contexte économique déjà difficile pour la population centrafricaine. Le carburant étant directement lié au transport des personnes et des marchandises, toute hausse peut avoir des conséquences sur plusieurs secteurs de l’économie.
Les autorités sont donc désormais confrontées à un double enjeu : maintenir l’équilibre des finances publiques tout en limitant les effets de la nouvelle tarification sur les ménages et les activités économiques.
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Pour le président Touadéra, le dialogue avec les partenaires sociaux doit permettre de rechercher des solutions susceptibles de réduire les répercussions de la mesure et de préserver la stabilité du pays.
La question du prix des carburants devrait ainsi rester au cœur des discussions économiques et sociales en République centrafricaine dans les prochaines semaines.
Rédaction DUNIA NEW’S















