
L’ancien grand chancelier de la Légion d’honneur, le général d’armée Benoît Puga, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons de corruption, de trafic d’influence et de prise illégale d’intérêts. Après son audition, il a été remis en liberté, tandis que les investigations se poursuivent sous l’autorité de la justice française.
Figure influente de l’appareil militaire français, Benoît Puga a occupé plusieurs fonctions stratégiques au cours de sa carrière. Général cinq étoiles, il a notamment été chef de l’état-major particulier des présidents Nicolas Sarkozy puis François Hollande entre 2010 et 2016, avant de devenir grand chancelier de la Légion d’honneur de 2016 à 2023.
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Selon plusieurs médias français, l’enquête s’intéresse aux conditions dans lesquelles certaines distinctions honorifiques, notamment la Légion d’honneur et l’Ordre national du Mérite, auraient été attribuées à certaines personnalités. Les magistrats cherchent à déterminer si ces décorations ont pu être facilitées en échange d’avantages personnels ou de contreparties indirectes.
Des soupçons de corruption et de trafic d’influence
Le dossier est examiné par les autorités judiciaires françaises dans le cadre d’investigations portant sur des faits présumés de corruption, de trafic d’influence et de prise illégale d’intérêts. Les enquêteurs tentent d’établir si des relations privilégiées entre certaines personnalités et des responsables de la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur ont pu influencer l’attribution de distinctions officielles.
À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée et les faits reprochés restent à être établis par la justice. Comme le prévoit le droit français, la garde à vue constitue une mesure d’enquête et ne préjuge pas de la culpabilité d’une personne mise en cause.
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Un ancien proche de l’Élysée
Benoît Puga est considéré comme l’un des officiers généraux les plus influents de sa génération. Ancien directeur du renseignement militaire, il a dirigé l’état-major particulier de l’Élysée pendant six années avant de prendre la tête de la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, l’institution chargée de gérer les plus hautes distinctions honorifiques françaises.
Son passage à la tête de cette institution lui conférait un rôle central dans l’examen et la validation des dossiers de décoration, même si les nominations sont officiellement décidées selon des procédures encadrées par l’État français.
Une enquête toujours en cours
À l’issue de son audition, le général Puga a été relâché sans qu’aucune décision judiciaire définitive ne soit annoncée. Les investigations se poursuivent afin de déterminer si les soupçons évoqués par les enquêteurs sont fondés et si d’éventuelles poursuites doivent être engagées.
L’affaire suscite une attention particulière en France en raison du prestige attaché à la Légion d’honneur, la plus haute distinction nationale créée par Napoléon Bonaparte en 1802. Toute suspicion d’irrégularité dans son attribution est généralement suivie de près par l’opinion publique et les autorités.
Rédaction DUNIA NEW’S















