
L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba s’est exprimé publiquement, samedi 19 septembre, au sujet de l’affaire des biens mal acquis, dans laquelle plusieurs membres de son entourage sont poursuivis en France.
Dans une vidéo, l’ex-chef de l’État a livré sa version des faits, alors que le parquet national financier français a demandé, fin juillet, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de plusieurs proches de la famille Bongo.
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Parmi eux figurent notamment neuf enfants de l’ancien président Omar Bongo.
La procédure concerne également des membres de la famille du président congolais Denis Sassou Nguesso, dont son épouse Antoinette Sassou Nguesso. Les avocats de l’État gabonais ont, de leur côté, soutenu la position du parquet français.
Cette prise de parole d’Ali Bongo a suscité la réaction de Marc Ona, cinquième vice-président du Sénat gabonais. L’ancien responsable de la société civile s’interroge sur les raisons de cette intervention alors que le dossier est désormais entre les mains de la justice française.
Marc Ona estime que les déclarations de l’ancien président pourraient chercher à influencer l’opinion publique. Il souligne toutefois que l’affaire dépasse le seul cadre gabonais et implique également des personnalités liées au Congo.
Pour lui, la procédure judiciaire doit se concentrer sur les faits et les éléments examinés par la justice française.
Patrice Assiongbon















