
Face à la croissance rapide de la population et aux problèmes d’infrastructures dans la capitale, le Ghana envisage la création d’une nouvelle ville. Le président John Mahama a annoncé un vaste projet d’aménagement urbain visant à réduire la pression sur Accra, devenue au fil des années une métropole fortement surpeuplée et régulièrement touchée par des inondations.
Selon les autorités ghanéennes, cette nouvelle ville devrait accueillir progressivement plusieurs institutions publiques ainsi que des infrastructures économiques et administratives, dans le but de rééquilibrer la répartition des activités sur le territoire national.
Le plan gouvernemental prévoit une mise en œuvre sur environ 20 ans, avec la construction progressive de logements, de bureaux administratifs, d’entreprises ainsi que d’infrastructures essentielles telles que les routes, l’électricité et l’accès à l’eau potable.
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L’objectif affiché est d’encourager une partie de la population et des services de l’État à s’installer dans cette nouvelle zone urbaine, afin de réduire la congestion dans la capitale actuelle.
Accra fait face depuis plusieurs années à une urbanisation rapide, souvent désorganisée, qui entraîne des embouteillages chroniques, une pression sur les services publics et des problèmes de logement.
La décision des autorités intervient également dans un contexte marqué par des inondations meurtrières ayant récemment causé des pertes humaines et des dégâts importants sur les habitations, les routes et les commerces dans plusieurs quartiers de la capitale.
Ces catastrophes récurrentes ont relancé le débat sur la planification urbaine et la résilience des infrastructures face aux changements climatiques.
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Pour le gouvernement, ce projet s’inscrit dans une vision plus large de développement territorial visant à déconcentrer les activités économiques et administratives, souvent trop centralisées à Accra.
Le déplacement progressif de certaines institutions publiques vers la future ville devrait, selon les autorités, contribuer à une meilleure organisation urbaine et à une amélioration des conditions de vie dans la capitale actuelle.
Si l’ambition est saluée par certains observateurs, plusieurs défis restent à relever, notamment en matière de financement, de planification et d’exécution sur le long terme.
La réussite du projet dépendra également de la capacité de l’État à attirer les investisseurs et à garantir que les infrastructures promises soient effectivement réalisées dans les délais annoncés.
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En attendant, Accra continue de faire face à ses défis quotidiens de croissance urbaine rapide, tandis que ce projet de nouvelle ville ouvre une réflexion plus large sur l’avenir du développement urbain au Ghana.
Rédaction DUNIA NEW’S.














