
Téhéran – Les tensions autour du détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors énergétiques de la planète, continuent de s’intensifier. Mohammad-Bagher Zolghadr, conseiller politique du guide suprême iranien et haut responsable du système sécuritaire iranien, a déclaré que l’Iran ne rouvrirait pas ce passage maritime stratégique tant que le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu resteraient au pouvoir.
Selon plusieurs médias ayant relayé ses propos, le responsable iranien a affirmé que la fermeture du détroit constituait « la première étape » de la riposte de l’Iran dans le conflit en cours. Il a également indiqué que les forces iraniennes maintiendraient leur position jusqu’au départ des deux dirigeants qu’il accuse d’être responsables de la guerre menée contre son pays.
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Un nouveau durcissement du discours iranien
Cette déclaration marque une évolution notable de la position iranienne. Ces dernières semaines, Téhéran avait déjà conditionné une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz à plusieurs exigences, notamment la fin des pressions militaires américaines, la levée des sanctions et des compensations pour les dommages causés par le conflit.
Les propos de Mohammad-Bagher Zolghadr vont plus loin en associant désormais explicitement la question du détroit au maintien au pouvoir de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu.
Un passage stratégique pour l’économie mondiale
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’un des points névralgiques du commerce mondial des hydrocarbures. Une part importante du pétrole et du gaz exportés par les pays du Golfe transite par cette voie maritime située entre l’Iran et Oman.
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Depuis le début du conflit, la circulation commerciale dans la zone a fortement diminué, alimentant les inquiétudes sur les marchés énergétiques et contribuant à la hausse des prix du pétrole.
Washington évoque une possible issue au conflit
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a récemment affirmé espérer que la guerre approchait de sa fin. Le président américain doit rencontrer dans les prochains jours plusieurs dirigeants des pays du Golfe afin de discuter d’éventuels scénarios pour l’après-conflit.
Pour l’heure, aucune réaction officielle de Washington ou de Jérusalem n’a été enregistrée concernant les propos de Mohammad-Bagher Zolghadr.
Une région toujours sous haute tension
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Malgré plusieurs initiatives diplomatiques, le bras de fer entre l’Iran, les États-Unis et Israël continue d’alimenter l’instabilité au Moyen-Orient. Les discussions sur une éventuelle désescalade restent compliquées par des exigences contradictoires et par la poursuite des affrontements sur plusieurs fronts régionaux.
Dans ce contexte, l’avenir du détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux enjeux stratégiques et économiques du conflit, avec des conséquences potentielles bien au-delà de la région du Golfe.
Par la rédaction de DUNIA NEWS
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