
Les tensions restent vives au Moyen-Orient. Un haut responsable religieux iranien a lancé vendredi une mise en garde ferme à l’adresse des pays arabes de la région, les avertissant contre toute coopération militaire avec les États-Unis ou leurs alliés dans l’éventualité d’une attaque contre l’Iran.
Lors de la prière du vendredi sur l’île stratégique d’Hormuz, Masoud Shahdosti, imam intérimaire de la cérémonie religieuse, a déclaré que Téhéran ne ferait preuve d’aucune retenue si une offensive était menée contre son territoire à partir de bases ou d’espaces aériens situés dans des pays voisins.
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« Si vous permettez que votre territoire ou votre espace aérien soit utilisé pour frapper l’Iran, nous vous porterons un coup mortel et écrasant. Ni la région ne connaîtra la paix, ni l’Europe ne restera en sécurité », a-t-il affirmé, selon plusieurs médias relayant son intervention.
Une déclaration sur fond de fortes tensions régionales
Cette sortie intervient alors que les relations entre l’Iran et les États-Unis demeurent extrêmement tendues. Depuis plusieurs mois, la République islamique accuse Washington et ses alliés de chercher à accroître leur pression militaire et économique contre le pays.
Selon Reuters, des responsables iraniens étudient différents scénarios de riposte en cas de nouvelles frappes américaines. Ces réflexions incluraient notamment des réponses contre des pays soutenant des opérations militaires dirigées contre l’Iran. Des groupes alliés de Téhéran dans plusieurs pays de la région auraient également été appelés à se tenir prêts en cas d’escalade.
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Le détroit d’Hormuz au cœur des inquiétudes
L’île d’Hormuz occupe une position hautement stratégique à proximité du détroit du même nom, l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport du pétrole et du gaz.
Ces dernières semaines, les tensions autour du détroit ont suscité de vives inquiétudes sur les marchés internationaux de l’énergie. L’Union européenne a d’ailleurs mis en garde contre les conséquences économiques d’une perturbation prolongée du trafic dans cette zone, soulignant sa forte dépendance aux importations énergétiques.
L’Europe indirectement visée
La référence explicite à l’Europe dans le discours de Masoud Shahdosti traduit l’élargissement du discours sécuritaire iranien au-delà du Moyen-Orient. Plusieurs observateurs estiment que Téhéran cherche à dissuader non seulement les pays du Golfe, mais aussi les partenaires occidentaux susceptibles de soutenir une opération militaire contre la République islamique.
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Pour l’heure, aucune réaction officielle des gouvernements européens n’avait été enregistrée à la suite de cette déclaration. Les autorités iraniennes n’ont pas non plus publié de communiqué gouvernemental reprenant mot pour mot les propos de l’imam.
Prudence autour de la portée de la déclaration
Bien que largement relayée sur les réseaux sociaux et dans certains médias internationaux, cette déclaration ne constitue pas à ce stade une annonce officielle de la politique étrangère iranienne. Elle reflète néanmoins le climat de tension qui continue de marquer les relations entre l’Iran, les États-Unis et plusieurs pays de la région.
Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent difficilement pour éviter une nouvelle escalade militaire, les déclarations de responsables politiques, militaires et religieux continuent d’alimenter les inquiétudes quant à la stabilité du Moyen-Orient et à ses répercussions sur le reste du monde.
Rédaction DUNIA NEW’S















