
Marseille, France – Une œuvre de l’artiste toulousain James Colomina suscite de vives réactions depuis son installation à Marseille. Baptisée « Tu ne tueras point », la sculpture représente un Christ de couleur rouge tenant dans chacune de ses mains un pistolet-mitrailleur de type Uzi, une image qui alimente un débat passionné entre défenseurs de la liberté artistique et croyants dénonçant une atteinte au sacré.
Une œuvre volontairement provocatrice
Présentée dans le cadre d’une exposition à Marseille, l’œuvre détourne l’un des commandements les plus connus de la tradition judéo-chrétienne : « Tu ne tueras point ». Selon les informations rapportées par La Dépêche du Midi, l’artiste entend interroger le contraste entre les valeurs morales prônées par les sociétés contemporaines et la violence qui continue de marquer l’actualité mondiale.
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Comme plusieurs de ses créations précédentes, James Colomina utilise des figures emblématiques pour provoquer la réflexion et susciter le débat dans l’espace public.
Une indignation dans certains milieux chrétiens
L’œuvre a toutefois provoqué l’indignation de plusieurs médias et responsables chrétiens. Le site Tribune Chrétienne estime que la représentation du Christ armé constitue une instrumentalisation de la figure centrale du christianisme et dénonce ce qu’il considère comme une déformation volontaire du sacré.
Pour ses détracteurs, le recours à l’image du Christ ne relève pas uniquement d’une démarche artistique, mais s’inscrit dans une logique de provocation qui heurte les convictions religieuses de nombreux fidèles.
Entre liberté d’expression et respect des croyances
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La polémique relance un débat récurrent en France et dans plusieurs démocraties occidentales : jusqu’où peut aller la liberté de création lorsqu’elle touche aux symboles religieux ?
Si le blasphème n’est plus une infraction en droit français, les controverses autour des représentations religieuses continuent régulièrement d’alimenter les discussions sur les limites de l’expression artistique et le respect des sensibilités spirituelles.
Dans le cas de cette sculpture, les réactions reflètent une fracture bien connue : certains y voient une œuvre engagée destinée à dénoncer la violence du monde, tandis que d’autres considèrent que le message aurait pu être porté sans recourir à une représentation jugée offensante du Christ.
Une œuvre qui ne laisse personne indifférent
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Qu’elle soit perçue comme une critique sociale ou comme une provocation inutile, la sculpture de James Colomina a atteint l’un des objectifs souvent recherchés par l’art contemporain : susciter le débat.
À Marseille, le Christ rouge aux deux pistolets est ainsi devenu, en quelques jours, bien plus qu’une œuvre d’art. Il est désormais au cœur d’une controverse où se croisent questions de foi, liberté de création et place du sacré dans l’espace public.
Par la rédaction de DUNIA NEWS















