
New Delhi, Inde – Le président russe Vladimir Poutine a appelé à une réforme en profondeur des institutions internationales, estimant que l’Afrique doit désormais occuper une place plus importante dans les instances où se prennent les grandes décisions mondiales.
S’exprimant lors du sommet des BRICS à New Delhi, le chef du Kremlin a plaidé en faveur d’un élargissement du Conseil de sécurité des Nations unies afin de renforcer la représentation des pays du Sud global, notamment ceux d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Selon lui, la composition actuelle de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales ne reflète plus les réalités géopolitiques du XXIᵉ siècle.
À lire aussi : Tchad : un verset, un message et beaucoup de questions autour de la publication de Mahamat Idriss Déby
L’Afrique au cœur de la réforme
Pour Vladimir Poutine, le continent africain, qui regroupe plus d’un quart des États membres de l’ONU, ne peut continuer à être sous-représenté dans les mécanismes de décision mondiaux.
Le dirigeant russe estime qu’une présence permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité contribuerait à renforcer la légitimité de l’institution et à mieux prendre en compte les préoccupations des pays en développement. Cette revendication rejoint d’ailleurs une demande de longue date de plusieurs États africains qui réclament une réforme du système hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale.
Un appel à un monde plus multipolaire
Au-delà de la question africaine, Vladimir Poutine a défendu l’idée d’un ordre international plus équilibré, dans lequel les puissances émergentes disposeraient d’une influence accrue.
À lire aussi : Tiassalé : Assalé Tiémoko contre-attaque et annonce une plainte contre le journaliste Yacouba Doumbia
Selon lui, le basculement progressif vers un monde multipolaire se heurte encore à la résistance de certains pays habitués à dominer les institutions internationales. Le président russe a également dénoncé le recours aux sanctions économiques, aux barrières commerciales et à d’autres mesures qu’il juge contraires à l’esprit de coopération internationale.
FMI, Banque mondiale et OMC également visés
Le chef du Kremlin ne limite pas ses critiques au seul Conseil de sécurité. Il appelle aussi à une réforme du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), estimant que ces institutions devraient accorder davantage de poids aux économies émergentes et aux pays du Sud.
Cette position est largement partagée au sein des BRICS, dont plusieurs membres réclament depuis des années une gouvernance mondiale moins centrée sur les puissances occidentales et plus représentative des équilibres économiques actuels.
À lire aussi : Ukraine : Zelensky déplore une réponse insuffisante de la communauté internationale face aux attaques russes
Les BRICS veulent peser davantage
Le sommet de New Delhi a une nouvelle fois mis en lumière l’ambition du bloc des BRICS de jouer un rôle croissant dans les affaires internationales. Les dirigeants du groupe ont réaffirmé leur volonté de promouvoir le multilatéralisme, de renforcer la voix du Sud global et de moderniser les institutions créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Alors que les appels à une réforme du Conseil de sécurité se multiplient depuis plusieurs années, les propositions avancées par Vladimir Poutine relancent le débat sur la place que doivent occuper l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine dans la gouvernance mondiale de demain.
Par la rédaction de DUNIA NEWS















